Publications du Service canadien des forêts

Impacts and prognosis of natural resource development on water and wetlands in Canada's boreal zone. 2015. Webster, K.L.; Beall, F.D.; Creed, I.F.; Kreutzweiser, D.P. Environmental Reviews 23(1):78-131.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 35970

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/er-2014-0063

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Résumé

Le développement industriel dans la zone boréale canadienne s’est accru au cours des récentes décades. Les activités en aménagement forestier, les opérations dans les pâtes et papiers, la génération de pouvoir électrique, les mines, l’extraction de l’huile et du gaz conventionnel, le développement non conventionnel des sables bitumineux ainsi que le prélèvement de la tourbe s’effectuent sur l’ensemble de la zone boréale avec divers impacts sur les ressources hydriques. Les auteurs passent en revue les impacts de ces industries sur l’eau de surface, l’eau souterraine et les terrains humides, tout en reconnaissant que l’hétérogénéité de la dominance des différents processus hydrologiques (i.e., précipitation, évapotranspiration, recharge de la nappe phréatique et génération d’écoulement de surface) sur l’ensemble de la zone boréale influence le degré des impacts sur les ressources hydriques. Grâce à l’application de meilleurs pratiques d’aménagement, des programmes de certification forestière et de guides scientifiquement étayés, les industries du sciage, des pâtes et papiers et de la tourbe ont réduit leurs impacts sur les ressources hydriques, bien que certaines incertitudes demeurant sur la récupération à long terme suite aux perturbations. Le développement de pouvoir hydroélectrique s’est orienté vers une réduction de la dimension des réservoirs créant ainsi des régimes de flux plus naturels, bien que les impacts des infrastructures vieillissantes et le démantèlement des barrages demeurent inconnus. Les industries des mines et métaux ont amélioré leurs règles et pratiques, mais l’héritage des mines abandonnées sur l’ensemble de la zone boréale constitue toujours un risque pour les ressources aquatiques. Les industries de l’huile et du gaz, incluant les ressources non conventionnelles telles que les sables bitumineux sont les plus grands utilisateurs d’eau et, bien qu’on ait apporté des progrès récents en réduisant l’utilisation de l’eau, il faudra encore plus de travail pour assurer la protection des ressources hydriques. Toutes les industries contribuent à la déposition de polluants éventuellement susceptibles de se retrouver dans les eaux en aval. Bien que la plupart des secteurs industriels s’activent pour améliorer leurs performances environnementales en ce qui a trait aux ressources hydriques, les perturbations des régimes naturels de flux et les risques de dégradation de la qualité de l’eau existent toujours aux échelles locales et régionales de la forêt boréale. La préoccupation du défi émergent de l’aménagement des effets industriels, gagnant en expansion, en intensification et en accumulation, en conjonction avec d’autres agents stressants, comme les changements climatiques et la pollution atmosphérique sur l’ensemble du paysage nous aideront à préserver la riche dotation du Canada en ressources hydriques.

Résumé en langage clair et simple

Nous avons passé en revue la documentation sur les risques qui pèsent sur la quantité et la qualité de l’eau en raison du développement industriel dans la zone boréale, y compris les routes, l’aménagement forestier, l’exploitation de pâtes et papiers et de mines, l’extraction de pétrole, de gaz et de la tourbe et les installations hydroélectriques, et avons établi un pronostic. En général, l’évolution de la réglementation, des lignes directrices et des normes qui régissent l'exploitation des ressources naturelles, améliore le pronostic des ressources en eau de certains secteurs de certaines zones, mais des problèmes historiques persistent ailleurs puisque le rejet de polluants atmosphériques dans les eaux réceptrices se poursuit, et la progression du développement industriel pose de nouvelles menaces à la quantité et à la qualité de l'eau. De plus, le possible effet trompeur des changements climatiques pourraient aggraver les répercussions de l'exploitation des ressources naturelles sur les ressources en eau. Les principales lacunes décelées sont : (1) les réseaux de surveillance actuels sont insuffisants pour saisir la variabilité spatiotemporelle de la forêt boréale; (2) les répercussions propres aux milieux humides boréaux et aux eaux souterraines sont largement inconnues; (3) l’effet cumulatif de l'exploitation des ressources naturelles dans l’espace et le temps, jumelé à l'incertitude liée aux changements climatiques, n'ont pas fait l'objet d'études rigoureuses. La protection adéquate des ressources en eau exigera des politiques à fondement scientifique qui tiennent compte du fait que ces ressources font face à de multiples menaces et qui favorisent une approche intégrée quant à la gestion des bassins hydrologiques.