Publications du Service canadien des forêts

Horizontal gene transfer and gene dosage drives adaptation to wood colonization in a tree pathogen. 2015. Dhillon, B.; Feau, N.; Aerts, A.L.; Beauseigle, S.; Bernier, L.; Copeland, A.; Foster, A.; Navdeep G.; Henrissat, B.; Herath P.; LaButti, K.M.; Levasseur, A.; Lindquist, E.A.; Majoor, E.; Ohm, R.A.; Pangilinan, J.S.; Pribowo, A.; Saddler, J.N.; Sakalidis, M.L.; de Vries, R.P.; Grigoriev, I.V.; Goodwin, S.B.; Tanguay, P.; Hamelin, R.C. Proc. Natl. Acad. Sci. USA 112:3451-3456.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35938

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : www.pnas.org/cgi/doi/10.1073/pnas.1424293112

† Ce site peut exiger des frais.

Résumé en langage clair et simple

Cette étude a permis de montrer que de faibles différences génétiques entre deux proches espèces de champignon peuvent expliquer pourquoi une espèce, Mycosphaerella populicola, cause de simples taches foliaires alors que l’autre, Mycosphaerella populorum, peut provoquer des chancres mortels au tronc.

Le champignon Mycosphaerella populorum et son hôte naturel, le peuplier deltoïde, ont évolué conjointement et se sont adaptés l’un à l’autre. En forêt naturelle, ce champignon ne cause pas de dommages importants à son hôte indigène. Par contre, dans les plantations de clones de peupliers hybrides ou exotiques, cet agent pathogène s’avère agressif, allant même jusqu’à causer des chancres sur les troncs, des déformations qui peuvent être mortelles et qui pourraient détruire les plantations.

En comparant l’ensemble des gènes du Mycosphaerella populorum et de son proche parent, le Mycosphaerella populicola, les chercheurs ont pu identifier des facteurs génétiques qui pourraient expliquer la croissance de M. populorum dans le bois et la formation de chancres qui en résulte.

Ces résultats montrent que de faibles variations génétiques peuvent expliquer qu’un agent pathogène bénin, qui vit en harmonie avec son hôte indigène, puisse en arriver à causer d’importants dommages économiques dans les plantations de peupliers hybrides ou exotiques.

Dernière mise à jour :