Publications du Service canadien des forêts

Exploring forest productivity at an early age after fire: a case study at the northern limit of commercial forests in Quebec. 2015. Van Bogaert, R.; Gauthier, S.; Raulier, F.; Saucier, J.-P.; Boucher, D.; Robitaille, A.; Bergeron, Y. Can. J. For. Res. 45:579-593.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35937

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2014-0273

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Abstract

Avec l’intérêt croissant à travers le monde envers les forêts du nord tant pour la production de fibre que pour l'atténuation des changements climatiques, des travaux explorant la productivité forestière peu après le feu et les facteurs qui la déterminent sont requis. Nous avons étudié la productivité des forêts, définie en termes de qualité du coefficient de distribution (stocking) et de la croissance, dans 116 sites de 10–30 années après feu distribués dans une zone de 90 000 km2 au nord de la limite d’attribution des forêts commerciales du Québec et dominé par Picea mariana (Mill.) B.S.P. et Pinus banksiana Lamb. Soixante-douze pour cent des sites ont été classés comme improductifs, principalement en raison de la faible croissance. Puisque la croissance est fortement liée à des facteurs climatiques, le boisement seul ne serait pas suffisant pour augmenter la productivité des peuplements dans notre zone d'étude. En outre, nos résultats montrent que P. banksiana sur des sites secs pourrait être moins résilient au feu qu'on ne le pensait, probablement à cause de mauvaises conditions de sites et du climat. Finalement, notre étude est l’une des premières à explorer les enjeux de productivité en bas âge dans les forêts naturelles du nord. Le schéma d'analyse proposé, en définissant la productivité des peuplements sur la base de la croissance et du coefficient de distribution, pourrait fournir un outil intéressant pour évaluer des problèmes similaires de manière précoce dans d’autres systèmes.

Résumé en langage clair et simple

Dans une étude sur la productivité forestière après feu, 72 % des sites étudiés ont été classés improductifs, principalement en raison d’un faible taux de croissance. Ces sites se situent dans une vaste zone de 90 000 km2 située au nord de la limite d'attribution des forêts commerciales du Québec. Ces forêts sont dominées par l’épinette noire et le pin gris et ont été le théâtre de feux entre 10 et 30 ans auparavant.

Cette étude révèle également que le pin gris poussant sur des sites secs de la même zone pourrait être moins résilient au feu qu’anticipé, probablement en raison des mauvaises conditions de sites et du climat.

Finalement, les chercheurs proposent, dans cette étude, un outil intéressant pour évaluer de manière précoce les problèmes de productivité. Applicable dans d’autres types de forêt, cet outil évalue la productivité en se basant sur la croissance des arbres et la densité des peuplements.