Publications du Service canadien des forêts

Moderate drop in water table increases peatland vulnerability to post-fire regime shift. 2015. Kettridge, N.; Turetsky, M.R.; Sherwood, J.H.; Thompson, D.K.; Miller, C.A.; Benscoter, B.W.; Flannigan, M.D.; Wotton, B.M.; Waddington, J.M. Scientific Reports 5(8063):1-4.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 35909

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1038/srep08063

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Résumé en langage clair et simple

Cette communication présente l’étude du cas d’une tourbière située à 35 km au sud-est de Slave Lake (Alberta) qui, à des fins expérimentales, avait été drainée au début des années 1980 pour étudier l’effet de l’assèchement des tourbières sur la croissance des arbres. Après presque 20 ans d’assèchement, toute la zone de tourbière drainée a été ravagée par le feu de forêt de Chisholm de 2001. En 2008, nous avons visité le site et examiné la végétation et la structure du sol de la tourbière. Nous avons constaté qu’après le feu, aucune mousse turfigène n’avait repoussé dans la zone drainée, alors que les zones non drainées de la tourbière avaient récupéré en abondance leurs mousses turfigènes. Des arbustes et de l’herbe dominaient la zone drainée plutôt que les mousses turfigènes. Après avoir étudié l’exposition de la surface du sol au soleil et les propriétés physiques de la tourbière drainée, nous concluons que ces deux facteurs sont probablement la cause de l’inaptitude de la zone de tourbière drainée et brûlée à soutenir la croissance des mousses turfigènes qui avaient originellement créé la tourbière. Ce changement vers un écosystème d’herbe et d’arbustes sans formation de tourbe est probablement irréversible sans une intervention humaine comme, par exemple, le blocage des fossés de drainage. Ce site pourrait servir de modèle pour étudier les effets des changements climatiques à venir, alors que les températures en hausse pourraient avoir sur les tourbières les mêmes effets que ceux causés par le drainage. C’est justement ce que nous avons observé et qui pourrait se traduire par l’accélération de la fréquence des changements de végétation après un feu.

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