Publications du Service canadien des forêts

Should climate change make us think more about the economics of forest management? 2015. Yang, J.; McKenney, D.W.; Weersink, A. The Forestry Chronicle 91:23-31.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 35876

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Les agences d'aménagement forestier subissent des contraintes budgétaires et font face continuellement à d’épineuses questions à savoir combien investir en sylviculture et quand exploiter les forêts. L’école de pensée économique suggère que les décisions devraient être guidées par la recherche de l'efficience économique et par des outils comme l'analyse de la valeur actuelle nette (VAN). En foresterie, cela signifierait l'utilisation du modèle dit de Faustmann et entraînerait généralement des révolutions plus courtes que celles générées par le critère de rendement maximal soutenu (RMS), qui est souvent utilisé comme objectif politique en aménagement forestier. Les deux approches ont provoqué des tensions et des controverses entre les forestiers et les économistes. Les changements climatiques ajoutent une autre dimension d'incertitude au défi de l'aménagement forestier. Les modèles climatiques mondiaux laissent entrevoir des changements climatiques importants au cours du présent siècle qui auront surement un impact sur les forêts. Nous utilisons ici les changements climatiques comme toile de fonds pour comparer les résultats tirés du RMS et du modèle Faustmann dans le cas d’épinette noire (Picea mariana) et du pin blanc (Pinus strobus) en Ontario. Les changements climatiques ajoutent de nouveaux risques au niveau des investissements sylvicoles. Notre objectif n'est pas de « résoudre » cette problématique d'aménagement mais de souligner certaines questions et différences entre les deux approches. Nous suggérons que les changements climatiques pourraient, ou devraient entraîner une résurgence du débat sur la poursuite de l'efficacité intemporelle de l'aménagement forestier.

Résumé en langage clair et simple

: Il s’agit d’un article d’opinion sur le fait de faire appel aux sciences économiques dans la prise de décisions sur la gestion forestière. Les organismes d’aménagement forestier sont confrontés à des contraintes budgétaires, et ils doivent continuellement faire face à des questions difficiles concernant l’ampleur des investissements devant être faits en sylviculture et le moment de récolter le bois. L’école de pensée économique suggère que les décisions soient orientées vers la poursuite de l’efficacité économique et les outils comme l’analyse de la valeur actualisée nette. En foresterie, on utiliserait ainsi le soi-disant modèle Faustmann, et en règle générale, il en résulterait des âges d’exploitabilité moins avancés que le critère du rendement soutenu maximal, qui est souvent utilisé comme objectif politique, pour l’aménagement des forêts. Ces deux approches ont causé des tensions et de la controverse entre les forestiers et les économistes. Le changement climatique ajoute déjà une autre dimension d’incertitude au défi de l’aménagement des forêts. Les modèles climatiques planétaires suggèrent d’énormes changements dans le climat qui, au cours du prochain siècle, affecteront certainement les forêts. Ici, nous utilisons le changement climatique en tant que toile de fond pour comparer le rendement soutenu maximal et les résultats du modèle Faustmann, pour l’épinette noire et le pin blanc de l’Ontario. Le changement climatique ajoute de nouveaux risques aux investissements dans la sylviculture. Notre intention n’est pas de « résoudre » le problème d’aménagement, mais de souligner certains points et certaines différences entre les deux approches. Nous suggérons que le changement climatique pourrait ou devrait causer une résurgence du débat sur la poursuite de l’efficacité intertemporelle dans l’aménagement des forêts.