Publications du Service canadien des forêts

Strategic analysis of forest vulnerability to risk related to fire: an example from the coniferous boreal forest of Quebec. 2015. Gauthier, S.; Raulier, F.; Ouzennou, H.; Saucier, J.-P. Can. J. For. Res. 45:553-565.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35842

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2014-0125

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Abstract

Le feu est considéré comme étant une perturbation majeure en forêt boréale. Il importe donc d'en tenir compte dans le processus de planification de l'aménagement forestier. De plus, comme le temps d'exposition des peuplements au feu est relié à leur productivité, le fait de combiner des données sur la productivité à celle du risque lié au feu devrait nous aider à évaluer le potentiel d'un territoire pour y pratiquer un aménagement forestier durable. Dans cet article, nous présentons une méthode qui permet d'évaluer la vulnérabilité potentielle d'une région au risque relié aux feux de forêt et nous l'illustrons en l'appliquant à la forêt boréale coniférienne du Québec. Cette méthode prend en compte quelques éléments d'incertitude liés à la productivité et à l'activité des feux. Nous avons spatialisé la productivité des peuplements pour l'ensemble du territoire à l'étude, à partir des tables de rendement, de manière à estimer, pour chaque secteur, la superficie occupée par des forêts productives, en considérant ou non le risque relié au feu. Les résultats indiquent que la superficie des peuplements productifs décroît généralement avec une diminution du nombre de degrés-jours et une augmentation de l'altitude ou selon les dépôts de surface. De plus, même les secteurs ayant une productivité de moyenne à bonne sont jugés comme étant vulnérables au feu lorsque leur taux de brûlage excèdent 0,333 %·année-1. Notre approche innovatrice a permis d'évaluer le degré de vulnérabilité des différents secteurs par rapport au feu. Elle pourra aussi être utile dans plusieurs régions où, en raison des changements climatiques, nous pouvons prévoir un accroissement des superficies annuelles brûlées.

Résumé en langage clair et simple

Les chercheurs ont développé une méthode pour évaluer la vulnérabilité des peuplements d’une région aux feux de forêt. Cette vulnérabilité prend en compte la productivité des peuplements et le taux de brûlage.

Divers facteurs environnementaux influencent la productivité d’un peuplement, dont la période durant laquelle la température est favorable à la croissance, l’altitude et la composition du sol en surface. Par exemple, plus l’altitude est élevée, moins les peuplements sont productifs.

Le taux de brûlage correspond à la proportion moyenne du territoire brûlée annuellement. Pour le territoire à l’étude (une bande couvrant toute la largeur du Québec entre les 49e et 53e degrés de latitude nord), les chercheurs estiment qu’un peuplement est vulnérable au feu si le cycle de feu est inférieur à 300 ans.

Le feu est une perturbation majeure en forêt boréale. Il importe donc d’en tenir compte lors de la planification de l’aménagement forestier.