Publications du Service canadien des forêts

Decadal soil and stand response to fire, harvest, and salvage logging disturbances in the western boreal mixedwood forest of Alberta, Canada. 2015. Kishchuk, B.; Thiffault, E.; Lorente, M.; Quideau, S.; Keddy, T.; Sidders, D. Canadian Journal of Forest Research 45(2):141-152.

Année : 2015

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 35797

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2014-0148

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Résumé

La connaissance empirique de la réponse des écosystèmes à des perturbations simples ou combinées est essentielle pour prédire les effets et identifier les pratiques d'aménagement pour maintenir la capacité productive des paysages aménagés et restaurés. Nous rapportons les effets du feu, de la coupe totale et de la coupe de récupération après feu, ainsi que leur comparaison avec des sites non perturbés, sur les sols, la nutrition foliaire et la croissance de la régénération, un an et 10–11 ans après perturbation dans des forêts mixtes de peuplier faux-tremble et d'épinette blanche près de Lesser Slave Lake (centre-nord de l'Alberta, Canada). Par rapport au feu ou à la coupe, la coupe de récupération après feu, qu'on peut qualifier de perturbation combinée, a causé des impacts plus importants à long terme sur les horizons organiques de surface. Les changements dans les propriétés des horizons organiques, tels que les réservoirs de carbone et d'azote et la capacité d'échange cationique, ont persisté après 10 ans, et montrent une trajectoire dans le temps différente de celles observées après feu ou coupe. Dix ans après perturbation, les propriétés des horizons organiques incluant l'épaisseur, le contenu en carbone, le pH et les concentrations en ammonium et soufre extractibles n'étaient pas différentes dans les sites coupés par rapport aux sites non perturbés. Les effets sur la nutrition des sols et des arbres ne se sont pas traduits par une plus grande productivité (hauteur et diamètre) de la régénération à ce stade précoce de la révolution du peuplement. Nos résultats montrent des différences entre la réponse à court et à long terme des écosystèmes suite à une perturbation, entre les perturbations d'origine naturelle et anthropique, et entre les perturbations simples et combinées dans les forêts boréales mixtes de l'Ouest.

Résumé en langage clair et simple

On s’intéresse de plus en plus aux méthodes d’aménagement forestier qui imitent les perturbations naturelles comme les feux de forêt. Nous devons comprendre l’effet de telles perturbations sur les écosystèmes forestiers pour maintenir la productivité et la régénération des forêts. En outre, on se questionne sur les effets de la récupération du bois sur pied après les feux pour la production de biocarburants. Dans le cadre de la présente recherche, nous avons comparé les effets sur le sol et les peuplements de régénération de trois types de perturbations (coupe de récupération après un feu de forêt, feu de forêt uniquement et coupe à blanc classique) et nous avons observé les changements naturels survenant dans un peuplement non perturbé. La recherche a été menée dans une parcelle de forêt boréale située au sud du Petit lac des esclaves, dans le centre-nord de l’Alberta, où un feu de forêt intense a sévi en 2001. Selon nos résultats, la coupe de récupération avait divers effets à long terme sur le sol, et ce dernier se rétablissait d’une façon différente après cette perturbation par rapport à uniquement un feu ou une coupe. La coupe à blanc n’a pas eu d’effet négatif à long terme sur le sol; en fait, 10 ans après la coupe, les propriétés du tapis forestier dans la parcelle ayant subi une coupe à blanc étaient semblables à celles observées dans les peuplements non perturbés. En revanche, le tapis forestier s’est rétabli beaucoup plus lentement avec la coupe de récupération. Ces nouvelles données sur les effets à long terme de perturbations multiples dans la forêt boréale de l’ouest du Canada permettent de mieux comprendre les barrières écologiques qui nuisent au maintien de la productivité des forêts et de l’approvisionnement en bois.

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