Publications du Service canadien des forêts

A technical guide to installing beetle traps in the upper crown of trees. 2014. Hughes, C.C.; Johns, R.C.; Sweeney, J.D. Journal of the Acadian Entomological Society 10: 12–18.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35735

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Résumé

Les cimes des arbres procurent un habitat important à de nombreux insectes herbivores. Cependant, comme elles sont soumises à des travaux d’échantillonnage beaucoup moins fréquemment que le sous bois, elles sont assez mal connues des chercheurs. Nous fournissons ici des directives détaillées et des délais estimatifs nécessaires pour la pose de pièges à insectes à la cime des arbres à l’aide de méthodes inspirées de celles employées par les écologistes du couvert forestier qui grimpent aux arbres. Au cours de travaux expérimentaux, nous avons consigné le temps qu’a mis une équipe de deux personnes (le « marqueur » et l’adjoint) à installer des pièges dans les cimes et dans le sous-bois d’un peuplement mature de pruches du Canada [Tsuga canadensis (L.) Carrière (pinacées)] caractérisé par des arbres de 18 à 24 m de hauteur. Une équipe possédant trois années d’expérience de travail avec ces méthodes a mis en moyenne 5 min 38 s (fourchette de 3 min 13 s à 17 min 39 s) à installer un piège dans la cime, alors qu’un technicien de terrain inexpérimenté a dû y consacrer en moyenne 7 min 1 s par arbre (fourchette de 5 min 47 s à 9 min 19 s). Par comparaison, il n’a fallu en moyenne que 1 min 19 s (équipe chevronnée) et 1 min 48 s (technicien inexpérimenté) pour installer un piège dans le sous-bois. Nous avons utilisé en moyenne 50 m de corde (fourchette de 31 à 61 m) par piège de cime comparativement à 4,5 m (fourchette de 3,5 à 5,5 m) par piège de sous-bois, ce qui se traduit par un écart de coût de 2,50 $ CA par piège, selon les prix de 2013. Nos résultats montrent qu’il est plus coûteux sur le plan du temps et du matériel de poser des pièges dans les cimes que dans le sous-bois, mais que les coûts supplémentaires demeurent modestes. De plus, nous montrons qu’une personne inexpérimentée peut rapidement apprendre à poser des pièges en hauteur en suivant les directives décrites étape par étape dans le présent document. Nous espérons que ces conclusions encourageront et habiliteront les chercheurs à poser un nombre accru de pièges à la cime des arbres et dans le sous-bois pendant leurs relevés des scolytes, des buprestidés et d’autres insectes forestiers.

Résumé en langage clair et simple

L’intensification des mouvements intercontinentaux de marchandises au Canada exacerbe le risque d’introduction accidentelle de coléoptères non indigènes s’attaquant à l’écorce et au bois des arbres des forêts urbaines et rurales. Ces coléoptères sont potentiellement envahissants, c’est-à-dire qu’ils risquent de s’établir et de causer des dommages importants d’un point de vue écologique et économique. Certains organismes s’efforcent de détecter la présence de ces ravageurs à l’aide de pièges installés à hauteur d’homme (1,5 m au-dessus du sol). Toutefois, les recherches menées au cours des dernières années indiquent que le nombre et les espèces de coléoptères présents varient parfois selon la hauteur où l’on se trouve dans la couronne des arbres, ce qui suggère qu’il serait souhaitable d’adopter de nouveaux moyens de surveillance à diverses hauteurs. La présente étude décrit les étapes et l’équipement nécessaires à l’installation de pièges dans la portion supérieure de la cime à l’aide d’une méthode rappelant celle du lance-pierre. L’étude décrit également les nombreux problèmes rencontrés lors de la mise à l’essai de ces techniques et compare les coûts et le temps nécessaires à l’installation des pièges à diverses hauteurs par du personnel possédant des niveaux variés d’expérience.

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