Publications du Service canadien des forêts

Genetic by environment interactions of two North American Salix species assessed for coppice yield and components of growth on three sites of varying quality. 2014. Mosseler, A.; Major, J.E.; Labrecque, M. Trees: Structure and Function 28(5): 1401–1411.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35728

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1007/s00468-014-1043-9

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Résumé

Nous avons quantifié la production de rejets et des composantes en croissance de huit clones de deux saules nord-américains largement répandus : Salix discolor et Salix eriocephala, lors d’essais en site commun dans trois stations présentant diverses qualités. Dans les différents sites, la croissance a considérablement varié entre les deux espèces et parmi les clones d’une même espèce, et elle a montré une interaction entre les sites et la productivité végétale et entre les sites et les caractéristiques des pousses. Dans les deux sites les plus fertiles, la production de S. eriocephala a été beaucoup plus grande que celle de S. discolor (85 % et 57 %), alors que sur le sol le plus pauvre — les morts-terrains d’une mine de charbon schisteux — la productivité a été inversée, et S. discolor a produit 60 % plus de biomasse que S. eriocephala. Ces trois sites présentent des températures moyennes, degrés-jours de croissance et précipitations saisonnières similaires. Les différences de qualité entre les sites découlent principalement des nutriments, des caractéristiques physiques et de la capacité de rétention d’eau des sols, quantifiés par treize propriétés pédologiques, dont douze sont considérablement différentes et indiquaient un classement assez cohérent des sites. Dans les trois sites d’essai, les tendances et les différences dans la croissance étaient pour la plupart cohérentes entre les clones, à l’exception d’un clone de S. discolor et, à un degré moindre, d’un clone de S. eriocephala qui ont montré une interaction anormalement élevée clone-site pour des traits de croissance particuliers. Dans le site plus fertile, la productivité a atteint un sommet de 6,0 kg de croissance en pousses nouvelles de rejets sur deux ans pour un clone de S. discolor et un autre de S. eriocephala. La forte expression d’interactions gènes-environnement pour les deux espèces et entre les clones suggère que l’on peut optimiser la production de biomasse en tirant parti de ces interactions et elle illustre la nécessite d’effectuer des essais non seulement entre espèces différentes, mais aussi pour un certain nombre de clones d’une même espèce avant de sélectionner des clones pour la production de biomasse dans des sites de type différent. Nos résultats illustrent la variation de la formation de rejets et le potentiel d’une sélection génétique entre les espèces et parmi les clones d’une espèce.

Résumé en langage clair et simple

Nous avons fait l’essai de grands nombres de clones de sept espèces indigènes de saule (Salix) dans d’anciens sites de mine de charbon au Nouveau-Brunswick. Les tiges ont été récoltées dans des populations naturelles du centre et de l’est du Canada. L’objectif était de déterminer des clones de série parmi les saules indigènes les plus prometteurs pour la remise en état, ou végétalisation rapide, de zones très perturbées, comme les sites miniers. Les saules serviraient de culture-abri en vue d’établir une succession naturelle ou artificielle vers des conifères de valeur. Nous avons relevé des différences importantes de survie, de croissance et de forme de croissance entre les espèces. Après l’implantation des boutures non racinées, les meilleurs clones de Salix eriocephala et de S. interior ont montré un taux de survie supérieur à 95 % et produit de 5 à 6 Mt ha-1 de biomasse fraîche après 2 ans de croissance en taillis. Nous recommandons les deux espèces pour la remise en état des sites miniers, parce que ces saules se sont le mieux développés dans l’ensemble et ont eu le meilleur taux de survie. Malgré un enracinement moyen médiocre, les espèces S. bebbiana, S. discolor et S. humilis ont eu des clones qui ont bien survécu et se sont développés. Il convient donc de pousser la sélection des caractères en jeu. Des clones choisis de ces espèces servent maintenant à la remise en état de sites de mine des métaux de base en Ontario et de sites de mine d’or au Québec. Ils pourraient aussi être employés pour végétaliser et reboiser des sites de mise en valeur des sables bitumineux et d’exploration pétrolière et gazière en Alberta.