Publications du Service canadien des forêts

Resistance of the boreal forest to high burn rates. 2014. Héon, J.; Arseneault, D.; Parisien, M.-A. Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America 111(38):13888-13893.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 35706

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1073/pnas.1409316111

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Résumé en langage clair et simple

On s’attend à ce que le changement climatique accroisse l’activité des feux de forêt, ceux-ci devenant à la fois plus nombreux et plus étendus, mais les estimations de cet accroissement potentiel sont très variables. Afin de comprendre comment les feux passés pourraient avoir une influence sur le risque de feux dans le futur, nous avons étudié les feux survenus au cours des derniers 200 ans le long de la route de la Baie-James, au Québec, une des régions de forêt boréale les plus sujettes aux feux de forêt en Amérique du Nord. Nous avons consulté les données récentes existant sur les feux, examiné des cicatrices laissées par ces derniers et daté des peuplements forestiers, afin de reconstruire l’historique des feux survenus dans la région. Nous avons ainsi constaté que les feux étendus et intenses réduisent la probabilité de feux subséquents, parce qu’ils réduisent la biomasse disponible comme combustible et que les jeunes peuplements s’établissant par la suite sont plus résistants au feu. Cependant, le risque dépend aussi du type d’arbre qui s’établit à la suite du feu : le pin gris brûle plus facilement que le peuplier faux-tremble, par exemple. Globalement, notre étude montre que les feux de forêt peuvent provoquer une « rétroaction négative », en limitant la probabilité de feux de forêt dans le futur. Elle nous renseigne également sur les effets des conditions météorologiques extrêmes (la plupart des feux de forêt sont survenus durant des périodes de grave sécheresse) et de l’âge des arbres sur le risque de feu. Notre étude fournit enfin de l’information critique pour la prédiction des feux de forêt, particulièrement dans le contexte du changement climatique.