Publications du Service canadien des forêts

Salvage harvesting of fire-killed stands in Northern Quebec: Analysis of bioenergy and ecological potentials and constraints. 2013. Barrette, J.; Thiffault, E.; Paré, D. J. Sci. Technol. For. Products Processes (J-FOR) 3:16-25.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35704

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé en langage clair et simple

La demande de biomasse forestière pour la production de bioénergie est en augmentation. Les résidus de coupe forestière (branches et cime des arbres) et les résidus de l’industrie (écorces, sciures et liqueur noire) en sont présentement les principales sources d’approvisionnement. Toutefois, les perturbations forestières comme le feu pourraient rendre disponibles de grandes quantités de biomasse. Dans ces forêts brûlées, les forestiers peuvent récupérer rapidement les arbres afin de préserver leurs propriétés physiques et chimiques pour la fabrication de produits comme le bois de sciage. Par contre, le maintien de ces propriétés est limité dans le temps; 1 à 2 ans pour le bois de sciage et 3 ans pour le bois à pâte. Après cette période, les propriétés du bois se modifient et le rendent impropre à la production de ces produits. Ce bois reste toutefois une source adéquate de biomasse pendant plusieurs années.

Dans des peuplements où le délai pour l’extraction des produits traditionnels est expiré, les chercheurs ont évalué le potentiel de production de biomasse et les contraintes (p. ex. : la conservation de la biodiversité) qui limitent la coupe de récupération dans ces peuplements. Les travaux ont porté sur le pin gris et l’épinette noire en forêt boréale. Les résultats indiquent que ces peuplements peuvent fournir de la biomasse de qualité appropriée pour la bioénergie. Il est possible d’estimer, selon l’espèce, le contenu en énergie des peuplements. C’est le pin gris qui a le meilleur potentiel de rendement. Les chercheurs mentionnent aussi que, lors des activités de récupération, il faut prendre soin de protéger la régénération et laisser les débris qui sont déjà au sol. Enfin, la capacité énergétique des épinettes noires étant plus faible, il faut vérifier s’il n’est pas préférable de les laisser sur place pour maintenir la biodiversité plutôt que de les récolter.

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