Publications du Service canadien des forêts

Effects of natural resource development on the terrestrial biodiversity of Canadian boreal forests. 2014. Venier, L.A.; Thompson, I.D.; Fleming, R.; Malcolm, J.; Aubin, I.; Trofymow, J.A.; Langor, D.; Sturrock, R.; Patry, C.; Outerbridge, R.O,; Holmes, S.B.; Haeussler, S.; De Grandpré, L.; Chen, H.Y.H.; Bayne, A.; Arsenault, A.; Brant, J.P. Environmental Reviews 22(4):457-490.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 35685

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/er-2013-0075

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Résumé

Une bonne partie de la biodiversité du Canada se retrouve en forêt boréale. Le développement des ressources naturelles dans des forêts boréales présente des risques pour cette biodiversité. Les auteurs présentent une revue de la littérature pour évaluer les effets du développement des ressources naturelles sur la biodiversité terrestre dans les forêts boréales canadiennes. Ils ont soulevé quatre questions : (1) jusqu’à quel point les forêts boréales canadiennes se sont vues modifiées par le développement des ressources naturelles ? (2) Comment la biodiversité a-t-elle réagi à ces changements ? (3) Y aura-t-il convergence de la biodiversité des forêts de seconde venue avec celle des forêts boréales primaires ? (4) Subissons-nous des pertes d’espèces en forêts boréales? Les auteurs se sont intéressés en particulier aux arbres, aux plantes de sous-bois, aux insectes, aux champignons, à des mammifères et oiseaux chanteurs sélectionnés, car ces groupes ont été les plus étudiés. Ils ont suivi plus de 600 espèces et ont constaté que les changements de composition prévalent en réaction à des modifications à grande échelle des types forestiers, des changements de la structure, des classes d’âge, des modifications aux structures des paysages résultant de l’aménagement forestier, ainsi que des pertes d’habitat associées avec d’autres développements comme l’huile, le gaz, l’hydroélectricité et les mines. La partie méridionale de la forêt boréale a reçu plus d’impacts que la partie nordique suite à des aménagements forestiers plus intensifs et aux effets cumulatifs des diverses formes de développement. Il y a beaucoup de preuves que la plupart des espèces ne se retrouvent pas en danger d’extinction en forêts boréales sous l’influence de modifications anthropogènes. Quelques espèces, incluant le caribou forestier (Rangifer tarandus) et l’ours grizzly (Ursus arctos) ont cependant subi des contractions d’habitat à long terme. On observe des déficiences significatives dans notre capacité à évaluer les effets du développement des ressources naturelles sur la biodiversité dans la zone boréale, dû à l’absence de données spatiales et à long terme sur les populations, pour suivre l’impact des modifications forestières sur les écosystèmes et les espèces.

Résumé en langage clair et simple

Cette étude porte sur l’incidence de l’évolution industrielle sur la biodiversité terrestre des forêts boréales canadiennes. L’activité humaine dans les forêts boréales a suscité des inquiétudes sur la façon dont elle pourrait influer sur cette biodiversité, et a conduit les chercheurs des programmes de recherche à tenter de mieux comprendre les conséquences de cette activité. Nous avons mis l’accent sur les arbres, les plantes du sous-étage, les insectes, les champignons, les mammifères sélectionnés et les oiseaux chanteurs, puisqu’ils ont fait l’objet de plus d’études. Nous avons examiné les résultats de plus de 600 études qui démontraient clairement que la plupart des espèces des forêts boréales n’étaient pas en voie de disparition à cause de l’activité anthropique. Cependant, la population de quelques espèces, y compris le caribou des bois (Rangifer tarandus) et le pin blanc (Pinus strobus), a depuis longtemps diminué. Certaines parties de la zone boréale sont plus touchées par l’exploitation que d’autres, y compris par l’effet cumulé de plusieurs sortes d’exploitations. La transformation quant à la composition des groupements forestiers est répandue en raison de la transformation à grande échelle du type de forêts, des changements à la structure des peuplements et à la répartition selon l’âge, ainsi qu’ à la structure des paysages, occasionnés par la gestion forestière et la perte d’habitat découlant des travaux d’aménagement pétroliers, gaziers, hydroélectriques et miniers. Pour évaluer la façon dont l’exploitation forestière influe sur la biodiversité de la zone boréale, il faut disposer de données spatiales à long terme pour pouvoir surveiller les conséquences de la transformation forestière sur les espèces et les écosystèmes, ainsi qu’une surveillance directe à long terme de la biodiversité de la zone boréale.

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