Publications du Service canadien des forêts

Canadian boreal forests and climate change mitigation. 2013. Lemprière, T.C.; Kurz, W.A.; Hogg, E.H.; Schmoll, C.; Rampley, G.J.; Yemshanov, D.; McKenney, D.W.; Gilsenan, R.; Beatch, A.; Blain, D.; Bhatti, J.S.; Krcmar, E. Environmental Reviews 21(4):293-321.

Année : 2013

Disponible au : Région de la capitale nationale

Numéro de catalogue : 35627

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Non disponible (cliquer pour plus de détails)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/er-2013-0039

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Abstract

L’évaluation quantitative du potentiel d’atténuation du réchauffement climatique des forêts boréales canadiennes n’est pas encore possible bien que l’on connaisse l’amplitude des activités d’atténuation, que les besoins en analysesvalables des options soient de mieux en mieux compris et qu’on observe une reconnaissance émergente que les effets biogéographiques nécessitent une plus grande attention. Une approche par système souligne les avantages respectifs des activités cherchant à augmenter le stockage du carbone dans l’écosystème, augmenter le stockage du carbone dans les produits ligneux récoltés (PLRs) ou augmenter les avantages liés à substituer le bois aux combustibles fossiles ou aux produits à plus fortes émissions. Une approche par système suggère également que des conclusions erronées quant au potentiel d’atténuation pourraient apparaître si les analystes assument que le carbone PLR est émis à la récolte ou que la bioénergie est neutre en carbone. Le meilleur avantage à court terme de l’atténuation boréale serait généralement atteint en évitant les émissions de gaz à effet serre, mais à long terme il pourrait y avoir un potentiel marqué dans les activités augmentant la suppression du carbone. Les activités d’atténuation pourraient maximiser l’absorption du carbone du paysage ou maximiser la densité en carbone du paysage, mais non pas les deux simultanément. La différence entre les deux se trouve dans le taux avec lequel les PLRs sont produits pour répondre aux besoins de la société, et les activités d’atténuation pourraient chercher à retarder ou réduire les émissions des PRL et à augmenter les avantages de la substitution. L’utilisation de la biomasse pour produire de l’énergie pourrait aussi y contribuer, bien que le moment auquel cela s’avérerait un avantage net en matière d’atténuation par rapport à l’utilisation de combustible fossile serait particulier à une situation donnée. Il existe un manque de connaissances pour comprendre quelles stratégies d’atténuation boréales robustes adopter par rapport au changement climatique et savoir comment on pourrait intégrer l’atténuation à l’adaptation au changement climatique.

Résumé en langage clair et simple

Tous les secteurs devront contribuer à l’atteinte des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre en vue d’atténuer les futurs changements climatiques. Cette atténuation peut exiger un accroissement du stockage du carbone ou une réduction des émissions. Ce document a pour but de résumer les écrits scientifiques, afin de démontrer ce que l’on connaît sur la façon dont les activités dans les forêts boréales canadiennes pourraient contribuer à l’atténuation. Ainsi, nous étudions l’aménagement forestier, le reboisement, la réduction du déboisement, l’utilisation des produits ligneux récoltés, le recours à la biomasse forestière comme source d’énergie et la gestion des milieux humides. L’étude démontre que ces activités peuvent contribuer à l’atténuation des émissions, mais qu’une évaluation qualitative complète de cette contribution n’est pas encore possible. Une conclusion importante veut que, pour être valide, de telles évaluations devraient être effectuées dans une perspective systémique, ce qui veut dire, qu’elles devraient tenir compte de l’incidence de ces activités sur le stockage du carbone, tant au niveau des forêts que des produits ligneux récoltés. Elles devraient également rendre compte sur l’incidence qu’auront les gaz à effet de serre si l’on utilise du bois au lieu de combustibles fossiles ou d’une matière alternative, comme le béton ou les métaux. Cette étude incite à se concentrer sur les importantes lacunes en matière de connaissances, y compris quelles stratégies d’atténuation en forêt boréale risquent d’être le moins affectées par les changements climatiques et la façon dont les mesures d’atténuation pourraient être intégrées aux stratégies d’adaptation aux changements climatiques.