Publications du Service canadien des forêts

Supraoptimal temperatures influence the range dynamics of a non-native insect. 2014. Tobin, P.C.; Gray, D.R.; Liebhold, A.M. Diversity and Distributions 20(7): 813-823.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35605

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1111/ddi.12197

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Résumé

Nous avons établi un lien entre la fréquence annuelle des températures supraoptimales au stade larvaire et nymphal du L. dispar et les changements annuels touchant la dynamique de l’aire de répartition de l’espèce en nous fondant sur un ensemble de données robustes couvrant une période 20 ans. Nous avons utilisé des analyses de corrélation pour estimer la relation entre le temps d’exposition à des températures supérieures à la température optimale au stade larvaire et nymphal, et le taux d’invasion de l’espèce, compte tenu de l’autocorrélation spatiale. Nous avons recueilli des données sur l’expansion, le maintien ou la diminution de l’aire de répartition du L. dispar dans une zone de latitude assez étroite. Nous avons également observé les différences de temps d’exposition à des températures supraoptimales au stade larvaire et nymphal à l’échelle de la région. Les températures dans les régions de la Plaine côtière et du Piedmont, en Virginie, où l’aire de répartition du L. dispar a diminué ou est demeurée stable, ont été plus élevées que dans les Appalaches, en Virginie et en Virginie-Occidentale, où l’aire de répartition de l’espèce a augmenté. Les analyses que nous avons effectuées à une échelle spatiale plus fine ont confirmé une association statistiquement négative entre le temps d’exposition à des températures supraoptimales au stade larvaire et nymphal et le taux d’invasion du L. dispar au cours d’une période de 20 ans. Le déplacement, l’expansion et la diminution de l’aire de répartition de l’espèce ont des répercussions très importantes sur le plan de l’écologie de l’invasion et de la biologie de conservation. Ces travaux fournissent de nouvelles données empiriques montrant l’importance des températures supraoptimales sur la dynamique de l’aire de répartition d’une espèce d’insecte envahissante non indigène, et s’appliquent à la fois aux espèces non indigènes et indigènes dont les processus physiologiques sont fortement régulés par la température.

Résumé en langage clair et simple

Les insectes ne peuvent être présents que dans les régions où les conditions climatiques sont régulièrement adéquates compte tenu de leurs limites de tolérance. L’aire de répartition des espèces diminue lorsqu’il y a une augmentation de la fréquence des températures trop basses ou trop élevées. Les auteurs présentent les premières données probantes témoignant d’une diminution de l’aire de répartition d’une espèce d’insecte envahissante causée par une augmentation de la fréquence des températures trop élevées.

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