Publications du Service canadien des forêts

Unwanted spatial bias in predicting establishment of an invasive insect based on simulated demographics. 2014. Gray, D.R. International Journal of Biometeorology 58: 949–961. doi: 10.1007/s00484-013-0678-3

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35602

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1007/s00484-013-0678-3

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Résumé

Une stratégie permettant d’estimer la probabilité d’établissement de la spongieuse (en supposant que cette espèce envahissante soit introduite) gagne en popularité. Cette stratégie se fonde sur un examen des données démographiques issues d’un modèle phénologique portant sur l’ensemble du cycle vital pour estimer le taux de réussite des générations compte tenu des conditions climatiques d’une région donnée. La probabilité d’établissement est maximale lorsque les conditions climatiques satisfont aux exigences liées à tous les stades de développement de 100 % de la population chaque année. La probabilité décroît lorsqu’une proportion moindre de la population voit ses exigences satisfaites chaque année, ou lorsque la fréquence des années où les conditions ne sont pas favorables augmente. La stratégie peut permettre d’obtenir une estimation objective de cette probabilité. Cependant, pour mettre en œuvre cette stratégie, on a le plus souvent apporté des modifications simplistes et peu naturelles à la structure démographique simulée par le modèle phénologique, et utilisé une date arbitraire et inappropriée pour estimer les changements démographiques découlant de la mortalité hivernale. Il en est résulté d’importants biais spatiaux dans les estimations du taux de réussite des générations, et donc dans les estimations de la probabilité d’établissement en fonction des conditions climatiques. L’examen de la mise en œuvre de la stratégie en Nouvelle-Zélande a indiqué qu’une simplification démographique avait entraîné une surestimation de 21 % dans un site méridional. Une deuxième simplification avait causé une surestimation de 17 % dans un site septentrional. On avait considéré erronément que 100 % des générations d’un site septentrional avaient échoué, à cause de la date arbitraire utilisée, et que 78 % des générations d’un site méridional avaient réussi, pour la même raison.

Résumé en langage clair et simple

Les modèles phénologiques permettent de prédire le déroulement chronologique des stades de développement en fonction des fluctuations de température quotidiennes. Ces modèles peuvent donc servir à estimer la probabilité qu’un insecte envahissant s’établisse dans une région donnée, en simulant l’incidence du régime de température local sur la chronologie des stades de développement. Un modèle phénologique largement accepté a été utilisé à cette fin (estimation de la probabilité d’établissement d’un insecte envahissant). L’auteur démontre cependant comment les estimations ont été biaisées du fait qu’on a établi que certains phénomènes du cycle de vie se produisaient avant une date précise, ce qui est arbitraire et non justifié sur le plan biologique. L’auteur propose une solution qui permet d’éviter les biais.