Publications du Service canadien des forêts

Decline in net ecosystem productivity following canopy transition to late-succession forests. 2014. Taylor, A.R.; Seedre, M.; Brassard, B.W.; Chen, H.Y.H. Ecosystems 17(5): 778–791.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35576

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1007/s1002-014-9759-3

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Résumé

Les forêts boréales jouent un rôle essentiel dans le cycle mondial du carbone (C). Malgré les connaissances récemment acquises au sujet des bilans carbone de la forêt boréale, on comprend encore mal la dynamique du carbone durant les changements qui s’opèrent dans la composition de la forêt aux derniers stades de succession. En utilisant une chronoséquence de 203 ans établie au moyen de mesures soigneusement répétées, nous avons examiné les tendances à long terme des stocks de carbone forestier et de la productivité nette de l’écosystème (PNE) après des incendies entraînant le remplacement des peuplements dans la forêt boréale du centre du Canada. Nous avons mesuré tous les réservoirs de C, y compris la végétation du sous-étage, la biomasse souterraine et le C du sol, qui sont souvent omis dans les bilans carbone. Nous avons constaté une légère diminution (-0,90 Mg C ha-1 an-1) des stocks totaux de C de l’écosystème au stade d’établissement des peuplements, entre 1 et 8 ans après le feu. La biomasse végétale vivante a augmenté rapidement à mesure que les peuplements se régénéraient, les stocks totaux de C de l’écosystème ayant culminé à 287,72 Mg C ha-1 an-1 92 ans après le feu. Puis ils ont diminué dans les peuplements âgés de 140 et de 203 ans, accusant une perte de -0,50 à -0,74 Mg C ha-1 an-1, ce qui contredit l’opinion que les forêts anciennes maintiennent un bilan carbone positif. La diminution des quantités de C correspond à la transition d’un couvert forestier dominé par le Populus tremuloides, le Pinus banksiana et le Picea mariana dans les peuplements âgés de 92 ans à un couvert dominé par le Betula papyrifera, le Picea glauca et l’Abies balsamea dans les peuplements âgés de 203 ans. Les résultats de notre étude mettent en lumière le rôle de la succession dans la dynamique à long terme du carbone forestier et son importance pour la modélisation du flux terrestre du carbone.

Résumé en langage clair et simple

Malgré les connaissances récemment acquises au sujet des bilans carbone de la forêt boréale, on comprend encore mal la dynamique du carbone (C) durant les changements qui s’opèrent dans la composition de la forêt qui arrive aux derniers stades de succession. En utilisant une chronoséquence de 203 ans établie au moyen de mesures soigneusement répétées, nous avons examiné les tendances à long terme des stocks de carbone forestier et de la productivité nette de l’écosystème (PNE) après des incendies entraînant le remplacement des peuplements dans la forêt boréale du centre du Canada. Nous avons mesuré tous les réservoirs de C et constaté une légère diminution des stocks totaux de l’écosystème au stade d’établissement des peuplements, entre 1 et 8 ans après le feu. Les peuplements se régénérant, la biomasse végétale vivante augmentait rapidement, les stocks totaux de C de l’écosystème ont culminé à 287,72 Mg C•ha-1 92 ans après le feu. Puis ils ont diminué dans les peuplements âgés de 140 et de 203 ans, accusant une perte de -0,50 à -0,74 Mg C•ha-1•an-1, ce qui contredit l’opinion que les forêts anciennes maintiennent un bilan carbone positif. La diminution des quantités de C correspond à la transition du couvert forestier dominé par Populus tremuloides, Pinus banksiana et Picea mariana à un couvert dominé par Betula papyrifera, Picea glauca et Abies balsamea. Les résultats de notre étude mettent en lumière le rôle de la succession dans la dynamique à long terme du carbone forestier et son importance pour la modélisation du flux terrestre du carbone.