Publications du Service canadien des forêts

Testing the ‘hybrid susceptibility’ and ‘phenological sink’ hypotheses using the P. balsamifera – P. deltoides hybrid zone and septoria leaf spot [Septoria musiva]. 2013. LeBoldus, J.M.; Isabel, N.; Floate, K.D.; Blenis, P.; Thomas, B.R. PLOS ONE 8:e84437.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35402

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1371/journal.pone.0084437

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Résumé en langage clair et simple

Les zones hybrides naturelles, c’est-à-dire, les zones de contact entre deux ou plusieurs espèces d’arbres appartenant au même genre, existent à plusieurs endroits. Les arbres de ces zones sont souvent issus du croisement entre deux espèces qui se trouvent à proximité. Ces dernières sont appelées espèces parentales. Certaines études rapportent aussi que dans ces zones peuplées d’arbres hybrides, l’incidence des insectes et des maladies serait plus importante que chez les espèces parentales.

Dans la présente étude, les chercheurs ont voulu vérifier cette hypothèse en évaluant la susceptibilité de différents individus, provenant d’une de ces zones, à une maladie causant des taches foliaires, Septoria musiva. Ils ont établi un dispositif sur un site en obtenant des boutures (copies génétiques) des peupliers des espèces parentales et des hybrides de cette zone. Les boutures ont été infectées avec différentes souches de Septoria. De façon naturelle, le peuplier baumier est plus affecté par cette maladie que le peuplier deltoïde. Chez le peuplier baumier, la maladie peut atteindre le tronc et y causer des chancres qui finissent par casser l’arbre, ce qui pourrait réduire sa performance en termes de productivité. Ce n’est toutefois pas le cas chez le peuplier deltoïde.

Les chercheurs ont observé que bien que les peupliers hybrides soient affectés par la maladie, ils le sont moins que les peupliers baumiers et plus que les peupliers deltoïdes. Le développement hâtif ou tardif des feuilles au printemps est un élément qui expliquerait la susceptibilité des peupliers à la maladie. Or, dans les zones hybrides, il existe une grande variabilité entre les arbres dans le développement des feuilles en raison de la présence à la fois des hybrides et des espèces parentales. Cela pourrait expliquer en partie l’observation plus fréquente de la maladie dans ces zones.