Publications du Service canadien des forêts

Intratree variation in the seasonal distribution and mortality of spruce budworm (Lepidoptera: Tortricidae) from the peak to collapse of an outbreak. Eveleigh, E.S.; Johns, R.C. 2014. Annals of the Entomological Society of America 107(2): 435-444.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35395

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Dans le cadre d’une étude d’une durée de cinq ans, nous avons évalué la variabilité intra-arbre de la répartition, de l’abondance et de la mortalité des stades larvaires de la tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana Clemens) (Lepidoptères: Tortricidés) depuis le pic jusqu’à l’effondrement d’une infestation. La plupart des années, la plus forte densité (par mètre carré de feuillage) de chenilles hibernantes du deuxième stade (L2) a été observée dans la portion inférieure du houppier, tandis que tous les stades subséquents (chenilles du troisième au sixième stades, chrysalides et œufs) ont été observés à des densités relativement plus élevées dans la portion supérieure du houppier. En comparaison, les plus fortes valeurs d’abondance globale (par branche) durant toute la saison ont généralement été observées dans les portions médio-supérieure et médio-inférieure du houppier. La mortalité occasionnée par 16 espèces de parasitoïdes a fluctué de façon significative d’une année à l’autre mais a varié en fonction de la hauteur dans le houppier seulement dans le cas de quelques espèces. À cet égard, les plus forts taux de mortalité causés par l’Apanteles fumiferanae (Viereck), le Glypta fumiferane (Viereck), le Smidtia fumiferanae (Tothill) et le Trichogramma minutum (Riley) ont été enregistrés dans la portion supérieure du houppier. Bien que l’infection causée par le Nosema fumiferanae (Thomson) et la mortalité associée aux pathogènes fongiques et viraux aient souvent varié d’une portion du houppier à l’autre, aucune tendance nette n’a été relevée de façon soutenue d’année en année. En général, les tendances liées à la densité et à la mortalité des chenilles dans les différentes portions du houppier ont peu varié durant toute la durée de l’étude, même si des variations significatives de la densité d’herbivores, de la disponibilité du feuillage et de l’impact des parasitoïdes et des pathogènes ont été observées. Nos résultats indiquent que les tendances intra-arbres liées à la répartition de la tordeuse des bourgeons de l’épinette et à la mortalité varient peu durant une infestation. Notre étude fait également ressortir l’importance de l’impact de l’hétérogénéité intra-arbre sur les interactions au sein des communautés plantes-herbivores-parasitoïdes.

Résumé en langage clair et simple

L’efficacité de la lutte contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette repose en grande partie sur notre compréhension de la dynamique des populations du ravageur, elle-même fondée sur plusieurs tables de survie à long terme établies durant les deux dernières infestations. Ces tables de survie ont été établies selon un protocole relativement normalisé d’échantillonnage de branches dans la portion médiane du houppier, avec pour hypothèse de départ qu’une seule branche prélevée dans cette portion du houppier est suffisante pour quantifier la variabilité de la densité des effectifs du ravageur et de la mortalité à l’échelle de l’arbre entier et durant toute la durée d’une infestation. Le présent article vient confirmer en grande partie le bien-fondé de cette hypothèse.

Dernière mise à jour :