Publications du Service canadien des forêts

How do natural disturbances and human activities affect soils and tree nutrition and growth in the Canadian boreal forest? 2014. Maynard, D.G.; Paré, D.; Thiffault, E.; Lafleur, B.; Hogg, K.E.; Kishchuk, B. Environmental Reviews. 22(2):161-178.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 35368

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/er-2013-0057

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Résumé

En région boréale, l’augmentation du nombre de projets d’extraction des ressources ainsi que des autres activités humaines soulève des inquiétudes quant aux impacts sur les sols et la végétation. Cette synthèse traite des articles publiés sur ce sujet entre 1974 et 2012 afin d’évaluer l’effet des perturbations naturelles et d’origine anthropique sur les sols et sur la croissance et la nutrition des arbres de la zone boréale canadienne. Les changements au niveau des sols et de la nutrition foliaire à la suite des perturbations ont aussi été analysés par méta-analyse. Lorsque le nombre d’études répétées n’était pas suffisant pour évaluer de manière statistique un type de perturbation ou de nutriment, l’évaluation se limite à la présentation des résultats ou à un résumé de la situation. La plupart des études de fertilisation en zone boréale ont montré une réponse positive de la croissance des arbres à la fertilisation en azote (N) et en phosphore (P) appliqué individuellement ou ensemble. Des quantités importantes de N peuvent être perdues par volatilisation lors des feux de forêt, tout dépendants de l’intensité et de la fréquence de ces feux. Ceci pourrait contribuer à maintenir l'azote dans un état limitatif en forêt boréale. La disponibilité en P, ainsi qu’en calcium (Ca) et en magnésium (Mg) extractibles augmente dans les horizons de surface à la suite d’un feu. À l’opposé, le P extractible décroît à la suite de la récolte. On n’a pas observé d’effets de la récolte sur le N total ou inorganique, sauf dans le cas des forêts mixtes où le N total décroît dans l’horizon organique de surface après la récolte. Ceci peut être considéré comme étant préoccupant si l’on considère la réponse du taux de croissance des arbres à la fertilisation en N et P. Le potassium (K) de la couche organique du sol n’a pas changé à la suite de feu ou de la récolte, indiquant ainsi que la disponibilité de K pour la nutrition des arbres ne devrait pas être à risque puisque son cycle est rapidement restauré. Le cycle du mercure (Hg) peut être altéré par l’ennoiement et lorsque l’intensité et la fréquence des feux de forêt augmentent. L’effet combiné de plusieurs perturbations peut augmenter les risques de baisse de la disponibilité des nutriments, mais il n’existe que très peu d’information à ce sujet en zone boréale. À ce jour, il n’y a pas d’évidences que les sols de la zone boréale canadienne ont été affectés négativement, sauf dans certains endroits bien précis. Cependant, il y a un risque d’appauvrissement des sols si ceux-ci ne sont pas considérés dans nos stratégies d’aménagement, tout particulièrement dans les situations où de multiples perturbations peuvent interagir entre elles. En plus des enjeux à l’échelle du site, le déplacement potentiel de nutriments et de contaminants hors des sites forestiers vers l’atmosphère ou vers les écosystèmes aquatiques est aussi une source de préoccupations.

Résumé en langage clair et simple

Dans ce document, nous passons en revue les données sur la limitation des nutriments et la façon dont les activités naturelles et humaines influent sur les sols et sur la nutrition et la croissance des arbres de la forêt boréale canadienne. Les sols de cette dernière varient à l’échelle du paysage et sont généralement pauvres en azote et en phosphore. Jusqu’à maintenant, les données indiquent qu’en général, l’activité humaine n’a pas influé sur ces sols. Il existe toutefois des secteurs possiblement préoccupants et des cas localisés d’effets néfastes sur la disponibilité d’éléments nutritifs.

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