Publications du Service canadien des forêts

Black spruce trees from fire-origin stands have higher wood mechanical properties than those from older, irregular stands. 2014. Paes Torquato, L.; Auty, D.; Hernandez, R.E.; Duchesne, I.; Pothier, D.; Achim, A. Can. J. For. Res. 44:118-127.

Année : 2014

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 35356

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/cjfr-2013-0164

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Résumé

Dans l'est de la forêt boréale canadienne, de longs intervalles entre les feux font en sorte que 60 % des peuplements acquièrent une structure irrégulière et inéquienne qui est associée à une croissance plus lente. Le but de cette étude était d'examiner l'effet de la structure de peuplement sur les propriétés mécaniques du bois sans défauts d'épinette noire (Picea mariana (Mill.) B.S.P.). Au total, 128 arbres ont été échantillonnés de manière destructive dans des peuplements de structure régulière et irrégulière à travers le Québec, Canada. Des modèles non linéaires mixtes ont été développés pour chaque type de peuplement afin de décrire les variations du module d'élasticité (MOE) et du module de rupture (MOR) en fonction de l'âge cambial et de la largeur des cernes annuels dans des petites éprouvettes dépourvues de défauts. Les propriétés mécaniques étaient fortement reliées à l'âge cambial, et dans une moindre mesure par la largeur de cerne. Après avoir tenu compte de ces variables, le MOE et le MOR étaient plus élevés dans les échantillons provenant des peuplements de structure régulière, bien que les différences fussent moins prononcées dans le haut de la tige qu'à hauteur de poitrine. Les effets fixes des modèles ont expliqué entre 34 et 53 % de la variation des propriétés mécaniques. Une incidence plus élevée du bois de compression de moindre sévérité dans les arbres d'origines de marcottes pourrait expliquer les différences observées entre les structures de peuplement.

Résumé en langage clair et simple

Cette étude démontre que le bois d’une épinette noire qui pousse dans un peuplement issu d’un feu possède des propriétés mécaniques supérieures à celui d’une épinette noire croissant au sein d’un peuplement composé d’arbres d’âges variés. Dans l’est de la forêt boréale canadienne, les longs intervalles entre les feux font en sorte que 60 % des peuplements sont composés d’arbres d’âges différents. Cette dynamique forestière crée une structure irrégulière et est associée à une croissance lente.

Cette étude visait à examiner l’effet de la structure des peuplements sur les propriétés mécaniques du bois sans défauts d’épinette noire. Au total, 128 arbres ont été échantillonnés dans des peuplements de structure régulière et irrégulière à travers le Québec. Des modèles ont ensuite été développés pour chaque type de peuplement. Ces modèles décrivent les variations du module d’élasticité1 et du module de rupture2 en fonction de l’âge du cambium (la partie vivante située entre le bois et l’écorce) et de la largeur des cernes annuels.

Les propriétés mécaniques étaient fortement reliées à l’âge du cambium et, dans une moindre mesure, à la largeur des cernes. Le module d’élasticité et le module de rupture étaient plus élevés dans les échantillons provenant des peuplements de structure régulière, des caractéristiques recherchées par l’industrie.

  1. Le module d’élasticité est la mesure de la rigidité du bois lorsqu’on lui applique une contrainte croissante ne causant aucune déformation permanente au bois.

  2. Le module de rupture mesure la force maximale qu’une pièce peut supporter juste avant de se fracturer.