Publications du Service canadien des forêts

Impacts and prognosis of natural resource development on aquatic biodiversity in Canada's boreal zone. 2013. Kreutzweiser, D. ; Beall, F.; Webster, K.; Thompson, D.; Creed, I. Environmental Reviews. 21(4):227-259.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 35314

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/er-2013-0044

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Résumé

Les efforts de conservation pour maintenir les ressources hydriques et la biodiversité aquatique dans les bassins versants de la zone boréale nécessiteront l’obtention d’informations fiables sur l’état des diverses espèces indicatrices et une meilleure compréhension des risques pour la biodiversité aquatique générés par les activités de développement des ressources. Les auteurs ont passé en revue l’état des connaissances concernant l’impact de l’aménagement forestier sur la biodiversité aquatique, incluant les effluents des papeteries, les barrages hydroélectriques, l’extraction des minéraux et des métaux, l’extraction des sables bitumineux ainsi que la tourbe. Ils présentent également un pronostic pour la biodiversité aquatique, lorsque celle-ci est soumise à ces différents stress environnementaux. En dépit de la prévalence du développement des ressources naturelles dans les écosystèmes les plus vastes du Canada, il n’existe qu’une quantité limitée de littérature publiée sur les effets de plusieurs de ces types de perturbation sur les divers indicateurs de biodiversité aquatique, rendant difficile une évaluation fiable de la situation actuelle. Dans la plus grande partie de la zone boréale, il y a un manque au niveau de la coordination et de la consistance des données pour plusieurs des bio-indicateurs et des types de perturbations discutés dans la présente synthèse. La prédiction de l’état futur de la biodiversité aquatique dans l’ensemble de la zone boréale représente un défi en raison de l’augmentation du développement des ressources et ses interactions avec d’autres agents stressants, surtout le changement climatique. Les effets cumulatifs des multiples agents stressants couplés avec les activités de développement des ressources dans les bassins versants de la zone boréale demeurent largement inconnus. Encore plus importants, les seuils écologiques pour ces effets cumulatifs (soit le point à partir duquel les écosystèmes aquatiques et leur biodiversité ne peuvent pas recouvrer un état attendu, dans un espace de temps raisonnable) demeurent également inconnus et constituent toujours une brèche dans l’éventail de nos connaissances. La littérature récente identifie un certain nombre de risques pour la diversité aquatique aux échelles locales (dizaines de km2) à régionales (centaines de km2) associés au développement des ressources naturelles. Il y a des indications voulant que plusieurs de ces risques puissent être minimisés par l’utilisation de technologies « plus vertes » pour le développement des ressources et leur restauration, la planification et la réglementation de conservation et l’augmentation de la gérance dans l’aménagement des bassins versants. Il n’est toutefois pas toujours possible d’évaluer l’efficacité de plusieurs de ces mesures à partir de la littérature publiée.

Résumé en langage clair et simple

Nous avons examiné et résumé des ouvrages scientifiques sur les impacts récents et actuels de l’exploitation de ressources naturelles sur des organismes vivant dans les lacs, cours d’eau, étangs et terres humides des régions boréales du Canada. À partir de nos recherches, nous avons émis un pronostic sur les risques, les impacts et les stratégies d’atténuation compte tenu de l’exploitation croissante et des incertitudes liées aux changements climatiques. L’aménagement forestier, la production de pâtes et papiers, l’exploitation minière de métaux et de minéraux, la production d’hydroélectricité, l’exploitation pétrolière et gazière et l’extraction de la tourbe ont été considérés dans le cadre de nos recherches. Plusieurs activités risquent toujours de nuire aux organismes aquatiques en altérant des habitats et en contaminant des plans d’eau par des sédiments, effluents, suintements de substances toxiques et émissions. Certaines usines de pâte à papier, mines de métaux plus anciennes et abandonnées, installations importantes de production d’hydroélectricité ainsi que l’acidification en raison d’émissions et l’exploitation des sables bitumineux sont particulièrement mises en cause. On s’attend à ce que les risques augmentent en fonction de la croissance de l’exploitation et de son expansion dans des régions boréales auparavant non exploitées du Canada. Il semble que l’adoption de nouvelles technologies plus écologiques et de règlements sur la conservation permet de réduire bon nombre de ces risques. Cependant, la plupart des technologies et règlements plus récents sont en cours d’élaboration et ainsi, il n’est pas encore possible d’évaluer l’efficacité de ces derniers à partir des ouvrages publiés. Il y a d’autres lacunes importantes en matière d’information, notamment sur les impacts cumulatifs de l’exploitation conjugués aux changements climatiques.