Publications du Service canadien des forêts

Carbon in Canada’s boreal forest — A synthesis. 2013. Kurz, W.A.; Shaw, C.H.; Boisvenue, C.; Stinson, G.; Metsaranta, J.; Leckie, D.; Dyk, A.; Smyth, C.; Neilson, E.T. Environmental Reviews 21(4):260-292.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 35301

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/er-2013-0041

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Résumé

La forêt boréale aménagée du Canada, soit 54 % de la surface totale de forêt boréale du pays, stocke 28 Pg de carbone (C) sous forme de biomasse, de nécromasse et de réserves dans les sols. Le bilan net du C est dominé par les différences entre deux grands flux continus : le captage du C (production primaire nette) et l’émission au cours de la décomposition (respiration hétérotrophe). Les émissions de carbone peuvent être élevées certaines années ou à certains endroits où se produisent de grandes perturbations naturelles ou anthropiques. De 1990 à 2008, la forêt canadienne aménagée a servi de puits de C à la hauteur de 28 Tg C an−1, captant le CO2 de l’atmosphère pour remplacer les 17 Tg de C récoltées annuellement et mettre en réserve additionnelle 11 Tg de C an−1 dans l’écosystème. Une grande partie (57 %) du C récolté depuis 1990 demeure accumulée dans les produits ligneux et les sites de déchets solides au Canada et à l’étranger, remplaçant le C émis par la décomposition ou la récolte de bois de chauffage avant 1990, contribuant ainsi à l’augmentation nette de l’accumulation dans les produits et les réserves de C enfouies. L’utilisation de produits ligneux a réduit les émissions dans d’autres secteurs en remplaçant des produits à fortes émissions (béton, acier). On ne connait pas actuellement le bilan du C dans les forêts boréales non aménagées. Le bilan futur de C dans la forêt boréale canadienne affectera l’équilibre atmosphérique global et influencera les efforts d’atténuation requis pour atteindre les cibles de stabilisation du CO2 atmosphérique. La plus grande menace pour le stockage du CO2 est le changement climatique causé par l’homme. Le froid et des conditions anoxiques ont permis l’accumulation de grandes quantités de C dans la forêt boréale en limitant la décomposition. La hausse des températures et des taux de décomposition pourrait conduire à une importante génération de C net au cours de ce siècle et au-delà. L’incertitude quant à l’impact du réchauffement global demeure élevée, mais nous insistons sur l’asymétrie du risque : les augmentations soutenues à grande échelle de la productivité ne sont pas susceptibles d’atteindre un ordre de grandeur suffisant pour contre balancer les émissions provenant d’une augmentation des perturbations et de la respiration hétérotrophe. Pour réduire l’incertitudes quant au bilan actuel et futur des 270 Mha de la forêt boréale canadienne, il faudrait un examen des carences dans le suivi, l’observation et la quantification des dynamiques du C forestier, avec une attention particulière aux 125 Mha de forêt boréale non aménagées avec de grandes surfaces couvertes de sols organiques profonds, de tourbières et de pergélisol contenant de grandes quantités de C vulnérables au réchauffement global.

Résumé en langage clair et simple

Ce résumé d’ouvrages scientifiques expose ce qui est actuellement connu sur le rôle que jouent les forêts boréales aménagées du Canada dans l’échange de carbone avec l’atmosphère. Au cours des années où les incendies et les insectes causent moins de perturbations, ces forêts captent plus de carbone de l’atmosphère qu’elles n’en rejettent dans celle-ci, mais lorsque les perturbations sont nombreuses, elles rejettent davantage de carbone. Les changements climatiques d’origine anthropique représentent la plus grande menace pour le stockage du carbone dans ces forêts. Étant donné que le froid freine la décomposition, de grandes quantités de carbone se sont accumulées dans la litière et le sol de la forêt boréale. L’augmentation de la température et des perturbations qui cause la mort des arbres, pourrait entraîner d’importantes émissions de carbone d’ici à la fin du présent siècle et au-delà. Ce processus est déjà enclenché dans certaines régions. Il demeure de grandes incertitudes sur l’incidence du changement à l’échelle planétaire, alors que certains processus favorisent le captage de carbone et d’autres les émissions de ce dernier. Étant donné que le bilan net de ces changements dans les processus influent fortement sur le bilan des émissions de gaz à effet de serre au Canada, il est important de continuer à surveiller et à faire de la recherche sur la façon dont les répercussions des changements climatiques influent sur les forêts.

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