Publications du Service canadien des forêts

Mineral soil carbon and nitrogen still low three decades following clearcut harvesting in a typical Acadian Forest stand. 2013. Prest, D.; Kellman, L.; Lavigne, M.B. Geoderma 214–215: 62–69.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35299

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.geoderma.2013.10.002

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Résumé

Les pratiques d’aménagement intensif des forêts peuvent modifier le stockage de la matière organique du sol (MOS) (kg C ha-1) en ayant une incidence sur les variables environnementales qui régissent le cycle et la stabilité de la MOS. Dans le cadre de notre étude, nous avons déterminé si des pertes de MOS avaient eu lieu trois décennies après la réalisation d’une coupe à blanc, dans un écosystème forestier de la zone tempérée, y compris le sol minéral profond (jusqu’à 50 cm). Nous avons comparé la MOS stockée sous forme de carbone (C) et d’azote (N) dans deux sites de la région forestière acadienne dont la seule différence était le temps écoulé depuis la réalisation de la coupe à blanc (35 ans; 110 ans pour le site de référence). Nous avons mesuré des valeurs plus faibles pour le C et le N stockés dans le sol minéral (27 % et 26 %, respectivement) ainsi que des concentrations plus faibles de C et de N dans le site exploité il y a 35 ans que dans le site de référence exploité il y a 110 ans. La composition isotopique du C et du N dans le profil pédologique n’a pas permis de déterminer les principaux mécanismes à l’origine des pertes de MOS dans le site exploité il y a 35 ans. Il s’agit de la deuxième étude portant sur la diminution du C et du N stockés dans le sol minéral, mesurée trois décennies après une coupe à blanc réalisée dans une forêt d’épinettes rouges de la région forestière acadienne.

Résumé en langage clair et simple

Le maintien à long terme de la productivité d’un site et du piégeage du carbone dépend des effets des pratiques sylvicoles sur les stocks de carbone du sol. Souvent, les effets des pratiques forestières sont évalués en ne mesurant que la perte et la récupération de matières organiques dans le sol superficiel et à de faibles profondeurs dans le sol minéral. Habituellement, ces études trouvent au départ de fortes pertes de carbone dans le sol qui sont suivies par une récupération rapide. La présente étude est différente. Nous avons mesuré les réservoirs de carbone du sol à des horizons plus profonds et en choisissant avec soin un site de référence aux fins de comparaison. Le site de référence présentait un historique d’exploitation, des sols, une position topographique et un climat similaires. Le site avait subi une coupe à blanc 35 ans plus tôt et présentait 26 % moins de matière organique dans le sol minéral et 27 % moins d’azote que le site de référence vieux de 110 ans. Nos conclusions suggèrent que la récupération du carbone par le sol est plus lente que ce que l’on pouvait déduire des études dans lesquelles on procédait à des mesures à faible profondeur, et qu’il est possible qu’il n’y ait pas de récupération complète.