Publications du Service canadien des forêts

Does postharvest silviculture improve convergence of avian communities in managed and old-growth boreal forests? 2013. Thompson, I.D.; Kirk, D.A.; Jastrebski, C. Canadian Journal of Forest Research 43:1050-1062.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 35198

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1139/cjfr-2013-0104

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Résumé

La modification de l'habitat provoquee par l'amenagement forestier peut entrainer une reduction de la biodiversite comme cela a ete le cas dans plusieurs types de foret a travers le monde. La sylviculture pratiquee apres la coupe (SPC) est utihsee pour ameliorer le rendement des essences commerciales et a ete appliquee sur de vastes superficies de foret boreale. LaSPCpeut aussi influencer les communautes animales et nous avons done evalue les reactions des oiseaux chanteurs a ces traitements dans des peuplements ages de 20 a 52 ans situes en Ontario, au Canada. Nous nous attendions a ce que plusieurs especes associees aux vieilles forets reagissent positivement a la SPC, que les assemblages aviaires dans les forets traitees soient differents de ceux rencontres dans les forets amenagees non traitees peu importe l'age et que les assemblages dans les peuplements traites les plus vieux commencent a se rapprocher de ceux des forets matures non amenagees. Les peuplements traites avaient une plus forte densite de coniferes que les peuplements amenages qui se regeneraient naturellement. L'assemblage aviaire etait different dans les peuplements traites et non traites ages de 20 a 30 ans mais pas dans les peuplements ages de 31 a 52 ans. La convergence avec les assemblages des vieilles forets etait incomplete 31a 52 ans apres la coupe meme si l'abondance de sept des 13 especes associees aux vieilles forets n'etait pas diffeYente de celle des forets non amenagees. Des 10 especes associees aux vieilles forets avec des modeles competitifs, seule la paruline a poitrine baie (Setophaga castanea (Wilson, 1810)) reagissait positivement a la SPC a l'echelle du peuplement tandis que deux especes reagissaient positivement a l'echelle du paysage. Le grimpereau brun (Certhia americana Bonaparte, 1838), la mesange a tete brune (Poerilehudsonicus Forster, 1772) et la paruline a gorge orangee (Setophaga fusca (Muller, 1776)) etaient absents de la plupart des peuplements amenages et requierent par consequent une attention particuliere lors de la planification de l'amenagement forestier, incluant la conservation de vieilles forets et le report de la coupe dans les peuplements de seconde venue pour en assurer l'occurrence et la persistence.

Résumé en langage clair et simple

: Nous avons voulu déterminer si les traitements sylvicoles utilisés dans la gestion des forêts boréales (préparation du site, plantation ou ensemencement de conifères et traitement au moyen d’herbicides) causaient une réduction dans la biodiversité en raison du changement d’habitat. Il existe des incertitudes quant aux effets à long terme de la gestion forestière sur les espèces sauvages dans la forêt boréale parce que les forêts boréales dont les arbres les plus vieux ont été coupés avec de la machinerie dans l’est du Canada n’ont pas encore atteint leur pleine maturité. Nous avons étudié les réactions des oiseaux chanteurs dans des peuplements de 20 à 52 ans en Ontario. Nous avons comparé des populations d’oiseaux dans des peuplements gérés de très près et des peuplements non gérés d’origine naturelle. Nous avons constaté que la diversité des oiseaux était différente entre les peuplements traités et ceux non traités de 20 à 30 ans, contrairement à ceux de 31 à 52 ans. Nous avons noté l’absence de trois espèces d’oiseaux (le grimpereau brun, la mésange à tête brune et la paruline à gorge orangée) dans la plupart des peuplements aménagés. Nous recommandons aux gestionnaires de conserver de larges espaces de forêts non aménagées (p. ex., >10 % d’une unité de gestion) afin d’assurer la survie des espèces d’oiseaux dans les vieilles forêts.

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