Publications du Service canadien des forêts

Stem biomass, C and N partitioning and growth efficiency of mature pedigreed black spruce on both a wet and a dry site. 2013. Major, J.E.; Johnsen, K.H.; Barsi, D.C.; Campbell, M.; Malcolm, J.W. Forest Ecology and Management 310: 495–507.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35121

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.1016/j.foreco.2013.08.019

† Ce site peut exiger des frais.

Résumé

Dans le monde entier, on cherche des façons de gérer le CO2 atmosphérique en réduisant les émissions et en accroissant la séquestration de carbone (C). Nous avons mesuré la biomasse et les concentrations de C et d’azote (N) des tiges d’épinettes noires (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) de 32 ans dans des parcelles de première génération (F1) de quatre familles de pleins germains ayant déjà été étudiées quant à leur tolérance à la sécheresse et à leur productivité relative dans deux stations, respectivement sèche et humide, du centre de l’Ontario, au Canada. Dans la station humide, les concentrations de N du bois et de l’écorce étaient plus élevées que dans la station sèche. Ces différences étaient très probablement dues à l’effet du stress hydrique sur le prélèvement de N, car la concentration de N du sol était la même dans les deux stations. Dans la station humide, mais non dans la station sèche, les familles tolérantes à la sécheresse (dont la croissance était plus rapide) ont produit un bois moins dense que les familles intolérantes. Une analyse allométrique a révélé que la masse sèche totale de tige par unité de masse sèche souterraine totale était plus élevée chez les familles tolérantes à la sécheresse que chez les intolérantes et dans la station humide que dans la sèche, ce qui laisse croire que les produits de la photosynthèse avaient été répartis différemment selon les génotypes et selon les environnements. L’analyse allométrique a également révélé que la masse sèche totale de tige par unité de masse sèche totale d’aiguilles (efficacité de croissance) était plus élevée chez les familles tolérantes à la sécheresse que chez les intolérantes et dans la station humide que dans la sèche, ce qui laisse croire que le gain de productivité résulte de la plus grande efficacité de croissance amenée par une plus forte photosynthèse nette (comme il a été montré précédemment) et par une répartition de la biomasse favorisant davantage la tige que le système racinaire. La variation des processus physiologiques observée dans le cadre de nos études antérieures et la variation de la répartition de la biomasse que nous venons de démontrer peuvent sans doute expliquer les gains de productivité résultant des programmes d’amélioration de l’épinette noire et d’une plus grande quantité d’eau disponible.

Résumé en langage clair et simple

Dans le monde entier, on étudie les moyens de gérer le dioxyde de carbone atmosphérique par la réduction des émissions et le piégeage d’une plus grande quantité de carbone (C). L’amélioration des arbres, la sélection pour la tolérance à la sécheresse ou le déficit en humidité du sol amènent-ils une augmentation ou une réaffectation des ressources? La biomasse aérienne et souterraine, C et les concentrations d’azote (N) ont été mesurés empiriquement chez des épinettes noires à mi-révolution, en terrain sec et en terrain humide. La masse sèche totale des tiges par unité de masse sèche totale souterraine était plus grande pour les familles tolérantes à la sécheresse que pour les intolérantes, et dans les milieux humides que dans les milieux secs. De même, la masse sèche totale des tiges par unité de masse sèche totale des aiguilles (efficacité de croissance) était plus grande pour les familles tolérantes à la sécheresse et en milieu humide. Voilà qui montre que la plus grande productivité est le résultat de la plus grande efficacité de croissance amenée par une plus grande photosynthèse nette (comme il a été montré précédemment) et une compartimentation de la biomasse plus favorable à la tige par rapport au système racinaire. La variation de photosynthèse nette documentée au cours de notre campagne antérieure sur trois ans (confirmée par la discrimination isotopique de C) et la répartition de la biomasse montrée ici sous-tendent vraisemblablement l’augmentation de la productivité des tiges amenée par l’amélioration de l’épinette noire et la disponibilité accrue de l’eau.

Dernière mise à jour :