Publications du Service canadien des forêts

Tree community structural development in young boreal forests: a comparison of fire and harvesting disturbance. 2013. Taylor, A.R.; Hart, T.; Chen, H.Y.H. Forest Ecology and Management 310: 19–26.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 35072

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1016/j.foreco.2013.08.017

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Résumé

Les modes d’aménagement inspirés des perturbations naturelles préconisent la coupe à blanc pour imiter les perturbations causées par les incendies dans la forêt boréale, mais la mesure dans laquelle cette coupe modifie la dynamique de l’écosystème forestier par comparaison aux feux de végétation continue de susciter des doutes. Ici, nous avons échantillonné 56 peuplements après feu et 47 peuplements après récolte pour étudier la structure des communautés d’arbres en début de régénérescence dans les jeunes forêts mixtes boréales du centre du Canada. Nous constatons que la diversité des espèces est plus grande tout de suite après la coupe à blanc qu’après une régénération causée par des feux de cime. Nous l’expliquons surtout par la protection de la régénération préexistante, des substrats propices et la disponibilité des propagules d’espèces conifériennes tolérantes à l’ombre après la récolte. Les deux formes de perturbation favorisent les espèces pionnières, mais la coupe a donné lieu à une régénération plus dense des conifères de fin de succession (Picea mariana (Mill.) et Abies balsamea (L.) Mill.). La variation en hauteur de la structure verticale était plus forte après feu qu’après récolte, sans doute en raison de l’hétérogénéité spatiale de la profondeur de brûlage. La hauteur des arbres, corrigée en fonction de l’âge du peuplement, n’était pas différente selon la forme de perturbation pour Populus tremuloides Michx. et Pinus banksiana Lamb., mais elle était moindre pour Betula papyrifera Marsh. et supérieure pour les conifères de fin de succession après récolte. Le fait que la coupe à blanc entraîne une richesse des espèces arborescentes, une densité de régénération et une hauteur des conifères de fin de succession plus grandes indiquent qu’elle est susceptible d’accélérer la succession dans les forêts mixtes boréales; toutefois, la coupe peut réduire la variabilité structurelle de hauteur. Par ailleurs, l’exclusion de Betula papyrifera de la récolte afin de respecter le principe de la réserve-sur-coupe peut nuire à la régénération et à la croissance après récolte.

Résumé en langage clair et simple

Les modes d’aménagement inspirés des perturbations naturelles préconisent la coupe à blanc pour imiter les perturbations causées par les incendies dans la forêt boréale, mais la mesure dans laquelle cette coupe modifie la dynamique de l’écosystème forestier par comparaison aux feux de végétation continue de susciter des doutes. Ici, nous avons échantillonné 56 peuplements après feu et 47 peuplements après récolte pour étudier la structure des communautés d’arbres en début de régénérescence dans les jeunes forêts mixtes boréales du centre du Canada. Nous constatons que la diversité des espèces est plus grande tout de suite après la coupe à blanc qu’après une régénération causée par des feux de cime. Nous l’expliquons surtout par la protection de la régénération préexistante, des substrats propices et la disponibilité des propagules d’espèces conifériennes tolérantes à l’ombre après la récolte. Les deux formes de perturbation favorisent les espèces pionnières, mais la coupe a donné lieu à une régénération plus dense des conifères de fin de succession (Picea mariana (Mill.) et Abies balsamea (L.) Mill.). La variation en hauteur de la structure verticale était plus forte après feu qu’après récolte, sans doute en raison de l’hétérogénéité spatiale de la profondeur de brûlage. La hauteur des arbres, corrigée en fonction de l’âge du peuplement, n’était pas différente selon la forme de perturbation pour Populus tremuloides Michx. et Pinus banksiana Lamb., mais elle était moindre pour Betula papyrifera Marsh. et supérieure pour les conifères de fin de succession après récolte. Le fait que la coupe à blanc entraîne une richesse des espèces arborescentes, une densité de régénération et une hauteur des conifères de fin de succession plus grandes indiquent qu’elle est susceptible d’accélérer la succession dans les forêts mixtes boréales; toutefois, la coupe peut réduire la variabilité structurelle de hauteur. Par ailleurs, l’exclusion de Betula papyrifera de la récolte afin de respecter le principe de la réserve-sur-coupe peut nuire à la régénération et à la croissance après récolte.