Publications du Service canadien des forêts

Cross-order and cross phylum activity of Bacillus thuringiensis pesticidal proteins. 2013. van Frankenhuyzen, K. Journal of Invertebrate Pathology. 114:76-85.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 34678

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé en langage clair et simple

Des protéines produites par la bactérie Bacillus thuringiensis (Bt) sont présentes dans les biopesticides servant à combattre les insectes ravageurs des forêts canadiennes ainsi que dans certains organismes génétiquement modifiés (OGM) cultivés dans le monde entier. L’approbation réglementaire et l’acceptation sociale de ces méthodes de lutte sont fondées sur le fait que la toxicité de chaque protéine de Bt est généralement confinée à une étroite gamme d’espèces appartenant au même ordre d’insectes, comme les coléoptères, les mouches ou les papillons. Des études récentes ont cependant révélé que certaines de ces protéines peuvent agir sur des organismes n’appartenant pas à la gamme normale d’insectes touchés. Dans le présent examen, nous passons en revue les publications faisant état de la question, et nous en concluons que : (1) environ 13 % des 148 protéines de Bt testées jusqu’à présent agissent sur des organismes n’appartenant pas à la gamme normale d’insectes touchés, mais cette activité se limite à la classe des insectes; (2) il a été démontré que 19 des protéines agissent sur des espèces appartenant à au moins deux (et jusqu’à quatre) ordres d’insectes; (3) dans environ la moitié de ces cas, la toxicité pour les insectes ne faisant pas partie de la gamme normalement touchée est comparable à la toxicité pour ceux qui en font partie. La plupart des cas d’activité croisée n’ont pas encore été confirmés par des essais indépendants, mais les quelques cas ayant été validés confirment que les protéines de Bt ne sont pas aussi spécifiques à un ordre particulier d’insectes qu’on l’avait cru dans le passé. Il faudra en tenir compte dans la conception et l’approbation réglementaire des méthodes de lutte faisant appel à ces protéines.