Publications du Service canadien des forêts

Female mating failures in insects. 2010. Rhainds, M. Entomologia Experimentalis et Applicata 136: 211–226.

Année : 2010

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 34611

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

L’.auteur passe en revue les études empiriques et expérimentales portant sur plus de 100 espèces faisant état de la probabilité que certaines femelles ne parviennent pas à s’accoupler en nature. Il décrit brièvement les techniques utilisées pour quantifier les échecs d’accouplement en milieu naturel, de même que les facteurs qui influent sur la probabilité que les femelles s’accouplent durant leur vie. Les données empiriques existantes appuient partiellement les hypothèses générées par les modèles théoriques, bien que les tendances observées parmi les populations naturelles soient beaucoup plus diversifiées et complexes que les prédictions issues de la théorie écologique (p. ex. l’effet de la densité des populations sur le succès d’accouplement des femelles à petite et grande échelle spatiale est opposé). Le succès d’accouplement des femelles augmente en fonction de la proportion de mâles dans la population, mais la relation entre le moment de l’émergence, le sex-ratio et le succès d’accouplement des femelles est variable. Les femelles ont acquis un large éventail d’adaptations physiologiques et comportementales pour réduire le taux d’échec de l’accouplement et affichent une réponse variable dépendant du contexte aux contraintes limitant le succès d’accouplement. Les nombreuses études consacrées aux lépidoptères semblent indiquer que le succès d’accouplement est plus élevé chez les espèces diurnes que chez les espèces nocturnes. Des exemples de taux d’insuccès de l’accouplement élevé sont observés chez des espèces à reproduction gynogénétique ou à sex-ratio biaisé en faveur des mâles, chez des espèces qui effectuent de longues migrations, subissent une période de maturation pré-reproductrice ou doivent acquérir des ressources essentielles à la reproduction ou chez des espèces dont les femelles ne volent pas. Les espèces dont les femelles sessiles s’accouplent et pondent leurs œufs à proximité de leur point d’émergence fournissent des systèmes modèles permettant d’étudier les causes er les conséquences démographiques de l’insuccès de l’accouplement des femelles