Publications du Service canadien des forêts

Spatio-temporal variation in mating success of female bagworms. 2013. Rhainds M. Entomologia Experimentalis et Applicata 146: 123–129.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 34608

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

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Résumé

Dans le cadre de cette étude, entre 2007 et 2009, l’auteur a examiné la variation spatio-temporelle du succès d’accouplement des chenilles burcicoles (Thyridopteryx ephemeraeformis Haworth) (Lepidoptera: Psychidae) femelles le long d’un large gradient latitudinal en Indiana, aux États-Unis. Il a eu recours à une série d’équations interconnectées fondées sur des estimations de paramètres démographiques à différents intervalles pour déduire le sex-ratio ponctuel et le succès d’accouplement des femelles en début et en fin de saison. Tant le succès d’accouplement des femelles que l’abondance relative des chenilles burcicoles ont diminué en fonction inverse de la latitude, ce qui conforte indirectement la théorie de la rencontre des partenaires selon le principe d’Allee. Toutefois, l’émergence tardive des femelles dans les régions plus nordiques et les taux d’accouplement systématiquement faibles des femelles émergeant tardivement semblent indiquer que l’impact de la latitude sur la probabilité d’accouplement est indirectement médié par le moment de l’émergence. Un niveau variable de protandrie a été observé chaque année, et une corrélation a été relevée entre la faible proportion de mâles par rapport aux femelles en fin de saison et le faible succès d’accouplement des femelles. Le niveau d’activité réduit des mâles à des températures inférieures à 18 °C pourrait également expliquer la faible probabilité d’accouplement des femelles qui émergent tardivement. L’effet faible et inconstant de la variation locale du sex-ratio sur le succès d’accouplement des femelles donne à croire que les mâles se dispersent fréquemment depuis leur lieu de naissance, un comportement acquis par évolution qui permet de réduire les taux d’accouplements consanguins parmi les populations locales de chenilles burcicoles. De façon globale, ces résultats semblent indiquer que la variation temporelle du sex-ratio a un impact plus déterminant sur le succès d’accouplement des chenilles burcicoles femelles que la variation spatiale du sex-ratio.

Résumé en langage clair et simple

Un modèle mathématique a été mis au point pour convertir les estimations cumulatives des données proportionnelles en estimations ponctuelles, afin de déduire la trajectoire temporelle du taux de reproduction des femelles.