Publications du Service canadien des forêts

Overwintering survival of bagworms (Lepidoptera: Psychidae): influence of temperature and egg cluster weight. 2013. Rhainds, M.; Régnière, J.; Lynch, H.J.; Fagan, W.F. The Canadian Entomologist 145: 77–81.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 34606

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

La présente étude relie le taux de survie des œufs de la chenille burcicole aux températures extrêmes et au poids des masses d’œufs. Les œufs ont été récoltés au printemps 2009 dans 104 localités du centre-ouest des États-Unis d'Amérique, le long d'un gradient latitudinal allant de 35.5–41.5 °N. La survie des œufs après une semaine d'incubation était sur-dispersée, ce qui suggère que la survie des œufs individuels au sein d'une même masse est fortement corrélée. L'analyse par régression logistique a révélé que la survie des oeufs, évaluée après 1 ou 12 semaines d'incubation, augmente significativement avec le poids de la masse d’œufs dans laquelle ils se trouvent, et avec la température maximum du jour le plus froid auquel ils ont été exposés pendant l'hiver. La température létale pour 50% des masses d’œufs est de −14 °C pour les masses pesant 0.1 g, alors qu'elle est de −18.1 °C pour les masses de 0.4 g. Le modèle de régression développé ici constitue un outil pour prédire la persistance des populations de chenille burcicole dans les endroits récemment colonisés du Michigan, États-Unis d'Amérique et du sud de l'Ontario, Canada.

Résumé en langage clair et simple

La chenille bursicole (Thyridopteryx ephemeraeformis) est un ravageur important des genévriers, des thuyas et de nombreux autres arbres ornementaux urbains. Selon les mentions des 150 dernières années, l’aire de répartition de l’espèce, aux États-Unis, ne s’étend pas au nord de l’Indiana. Cependant, au cours des cinq dernières années environ, la chenille bursicole s’est établie dans la région de Windsor. Nous avons évalué la capacité de survie hivernale des œufs de cet insecte, à partir de données de terrain recueillies sur un vaste territoire. Nous avons ainsi pu constater que les œufs conservent un faible taux de survie à une température maximale journalière aussi basse que 17 °C, seuil rarement atteint dans la région de Windsor; par conséquent, on peut s’attendre à ce que des œufs de la chenille bursicole survivent à la plupart des hivers de cette région. Il y a donc lieu de s’inquiéter de la présence de la chenille bursicole dans le corridor Détroit-Windsor, où la forte circulation automobile favorise le déplacement des chenilles aéroportées. Du point de vue biologique, cette situation rappelle l’expansion géographique de la spongieuse à la suite de son introduction en Amérique du Nord.

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