Publications du Service canadien des forêts

Relationships between Pikonema alaskensis larval density and shoot growth and production in young black spruce. 2013. Johns, R.C.; Leggo, J.J.; MacLean, D.A.; Quiring, D.T. Forest Ecology and Management 292: 130-138.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 34568

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Résumé

Pendant six ans, nous avons mené des expériences sur le terrain afin de préciser les liens qui existent entre la densité des effectifs larvaires du tenthrède à tête jaune de l’épinette [Pikonema alaskensis (Roh.)] (Hymenoptera: Tenthredinidae) et la croissance et la production de nouvelles pousses chez des épinettes noires [Picea mariana (Mill.) B.S.P] juvéniles poussant en milieu dégagé. Dans le cadre d’expériences de manipulations sous manchon, la densité larvaire a expliqué 36 à 65 % de la défoliation observée sur les branches et 27 à 37 % de la variation de la longueur des pousses au cours de la saison suivant la défoliation. L’impact négatif de l’alimentation des larves sur l’allongement des pousses a augmenté avec chaque année d’herbivorie, pour une réduction de près de 31 % de la hauteur de l’arbre après 5 ans de défoliation grave (70 % ou plus). La production de pousses de l’année n’a pas été compromise jusqu’à 2 ans suivant le premier épisode de défoliation larvaire et a généralement décliné chaque année par la suite. Bien qu’un nombre faible mais variable de pousses dormantes (ou adventives) aient été produites chaque année, aucune association apparente n’a été établie avec l’intensité de la défoliation. Dans des relevés sur le terrain, les densités des œufs, des larves de stade intermédiaire et des larves du dernier stade ont expliqué 8 %, 18 % et 33 %, respectivement, de la variation de la croissance en longueur des pousses au cours de l’année subséquente. Bien que certaines branches et certains arbres aient été gravement défoliés au cours de plusieurs années successives, nous n’avons observé aucun cas de mortalité de la flèche terminale ou de dépérissement de la cime (mort de la portion supérieure de la tige ou des branches supérieures). Notre étude a permis d’obtenir des données essentielles sur les relations densité des insectes–défoliation et défoliation–dommages pour le P. alaskensis chez l’épinette noire. Ces informations essentielles pourraient mener à l’établissement d’un premier seuil de dommages économiques pour cet insecte destructeur dans le Canada atlantique

Dernière mise à jour :