Publications du Service canadien des forêts

Saproxylic beetles in disturbed boreal forests: Temporal dynamics, habitat associations, and community structure. 2012. Boucher, J.; Azeria, E.T.; Ibarzabal, J.; Hébert, C. Écoscience 19:328-343.

Année : 2012

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 34417

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI (identifiant d'objet numérique) : 10.2980/19-4-3503

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Résumé

Les brûlis récents constituent un habitat pour de nombreux coléoptères saproxyliques qui peuvent être des utilisateurs opportunistes ou encore des espèces intimement associées aux brûlis. Cette distinction est importante lorsqu’on vise la conservation de la biodiversité dans l’aménagement des forêts brûlées puisque les espèces associées aux brûlis sont plus à risque que les espèces opportunistes. Dans cette étude, nous examinons les associations espèce-habitat, la dynamique temporelle et la structure des communautés de coléoptères saproxyliques dans des peuplements d’épinettes noires et de pins gris perturbés par des feux naturels et par un autre type de perturbation créé en annelant des arbres afin d’imiter la dynamique de petites trouées caractéristiques des vieilles forêts boréales du Canada. Des pièges à impact multidirectionnels ont été utilisés pendant trois ans après les perturbations et des bûches ont été placées en cages d'émergence pour comparer l’abondance, la richesse spécifique et les assemblages de coléoptères saproxyliques entre les traitements. Nos résultats montrent que plus de 30 % des coléoptères saproxyliques ont une association significative avec les pins gris ou les épinettes noires issus du feu ou du traitement d’annelage. Les différences dans les assemblages entre les types de perturbation se sont maintenues au cours des trois années de l’étude, même si un patron successionnel plus prononcé était observé dans les sites brûlés comparativement aux sites annelés. Cela indique que la contribution des habitats générés par le feu à la diversité régionale augmente avec le temps. Les forêts brûlées sont connues pour supporter plusieurs colonisateurs saproxyliques primaires, mais nos résultats montrent qu’ils peuvent aussi être de grande valeur pour supporter des espèces de milieu de succession, comme Acmaeops pratensis qui est déjà sur plusieurs listes rouges européennes. Ces résultats constituent une mise en garde concernant la récupération post-incendie, car elle peut avoir des conséquences négatives à long terme pour certaines espèces.

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