Publications du Service canadien des forêts

The economic attractiveness of short rotation coppice biomass plantations for bioenergy in northern Ontario. 2013. Allen, D.; McKenney, D.W.; Yemshanov, D.; Fraleigh, S. The Forestry Chronicle 89:66-78.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 34373

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Sélectionner

Abstract

Avec une abondance apparente de terres agricoles abandonnées et sous-utilisées dans le nord de l’Ontario, on s’intéresse désormais à l’aménagement forestier sur des rotations courtes pour produire de la bioénergie et possiblement d’autres bioproduits. Une fois établies, les plantations en taillis en courte révolution (TCR) peuvent être coupées sur des rotations d’environ trois ans jusqu’à ce qu’elles aient atteint l’âge de 22 ans. Les plantations cultivées à cette fin peuvent servir comme source de fibres indépendante ou être utilisées de concert avec des sources comme les forêts naturelles ou les résidus ligneux. À l’aide d’un tout nouveau modèle de couverture terrestre, nous avons relevé près de 405 500 ha de terres à vocation agricole dans tout le du nord de l’Ontario. Nous avons élaboré plusieurs scénarios pour calculer la rentabilité des TCR sur ces terres. Les analyses couvraient un large éventail de possibilités de rendements physiques, de prix et de coûts d’aménagement. Même si un TCR implique un investissement initial important, nos simulations laissent croire qu’une partie considérable des terres pourrait avoir un seuil de rentabilité de 85 $/tonne anhydre (ta) (+/-5 $/ta) à la sortie de la ferme. Ce prix de la biomasse à la sortie de la ferme correspond à peu près aux prix versés présentement pour de la biomasse traditionnelle. En conséquence, les TCR devraient être en mesure de produire de la biomasse à un coût comparable pour constituer une option concurrentielle. Certains changements de technologies et de prix pourraient rendre les systèmes de TCR plus intéressants dans le nord de l`Ontario, notamment la réduction des coûts d’établissement et d’aménagement (tout en maintenant les niveaux de rendement espérés) et une offre plus intéressante de cultivars offrant demeilleurs rendements.

Résumé en langage clair et simple

Nous avons examiné la faisabilité économique de planter des arbres de croissance rapide sur les terres agricoles dans le nord de l’Ontario, où on estime qu’il y a plus de 400 000 hectares de terre agricole inutilisée. Les plantations de taillis à courte révolution (TCR) pourraient être une source de bioénergie ou d’autres bioproduits pour les collectivités du Nord. Les plantations de saules ou de peupliers peuvent facilement être établies à partir de boutures, elles poussent rapidement et produisent des rejets après la récolte. La récolte peut se faire après 3 ou 4 années de croissance et tous les 3 ans par la suite pendant un maximum de 22 ans. Nous avons examiné un éventail de coûts d’établissement et d’entretien (3 176 $-8 360 $/ha) pour déterminer la rentabilité attendue. On a prévu un rendement de 5 à 10 tonnes anhydres (t.a.)/ha. On a présumé que les coûts de récolte seraient de 25 $/t.a., avec un prix de biomasse courant présumé de 85 $/t.a. et une valeur carbone de 10 $/tonne d’équivalents-CO2 pour certaines des simulations. La modélisation informatique autorise à penser qu’une importante croissance et un important rendement de la biomasse seraient requis pour assurer la viabilité économique, en raison de l’investissement initial élevé. Les simulations laissent croire qu’une partie considérable des terres pourrait avoir un prix de vente de la biomasse au seuil de la rentabilité de 85 $/t.a. (+/- 5 $/t.a.), ce qui ne comprend pas les coûts tels que ceux d’expédition. Les changements dans la technologie et le prix du marché de la biomasse pourraient accroître l’attractivité des plantations de TCR dans le nord de l’Ontario.