Publications du Service canadien des forêts

Distribution patterns of three long-horned beetles (Coleoptera: Cerambycidae) shortly after fire in boreal forest: adults colonizing stands versus progeny emerging from trees. 2013. Boulanger, Y.; Sirois, L.; Hébert, C. Environ. Entomol. 42:17-28.

Année : 2013

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 34361

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (demande par courriel)

Résumé

Nous avons identifié les variables affectant la colonisation initiale par les adultes de peuplements d'épinettes noires brûlés ainsi que la progéniture émergeant des arbres de ces peuplements pour trois espèces de longicorne, soit Acmaeops proteus proteus (Kirby), Acmaeops pratensis (Laicharting) et Monochamus scutellatus scutellatus (Say) (Coleoptera : Cerambycidae) dans le nord de la forêt boréale canadienne. Nous avons également évalué si la progéniture émergeant des arbres brûlés était reliée au patron d'abondance ou de présence des adultes capturés à l'aide de pièges au cours des deux premiers mois après feu. La sévérité du feu aux échelles du peuplement et du paysage constituait la variable la plus importante afin de prédire l'abondance/la présence des adultes colonisateurs. Sauf pour A. pratensis, la présence de la progéniture survivante était reliée négativement à la sévérité du feu à l'échelle de l'arbre, mais positiviement à l'épaisseur de l'écorce. Les larves au dernier stade de A. pratensis étaient présentes plus fréquemment dans les paysages sévèrement brûlés, possiblement en raison d'interactions biotiques avec des espèces provenant de la même guilde ou encore avec des prédateurs. À l'exception de A. pratensis, le patron d'abondance ou de présence des adultes était très différent de celui des progénitures émergeant après le feu. En effet, les progénitures étaient presque exclusivement reliées à des caractéristiques mesurées à l'échelle de l'arbre ou du peuplement alors que les adultes étaient corrélés avec des variables mesurées à plusieurs échelles spatiales, le plus souvent à l'échelle du paysage. De plus, les adultes des espèces A. proteus proteus et M. scutellatus scutellatus étaient plus communs dans les paysages sévèrement brûlés alors que les progénitures émergeant ont été observées plus fréquemment dans les arbres faiblement ou modérément brûlés. Ces différences peuvent s'expliquer par le comportement de sélection de l'hôte à l'intérieur des peuplements colonisés par les adultes ou par la convenance de l'hôte pour les larves.

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