Publications du Service canadien des forêts

Efficacy of tree defense physiology varies with bark beetle population density: a basis for positive feedback in eruptive species. 2011. Boone, C.K.; Aukema, B.H.; Bohlmann, J.; Carroll, A.L.; Raffa, K.F. Canadian Journal of Forest Research 41:1174–1188.

Année : 2011

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 33979

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/X11-041

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Résumé

Nous avons évalué la capacité des mécanismes de défense constitutifs et induits à protéger les arbres et à limiter la reproduction des herbivores lors des phases endémique, d’émergence (c.-à-d. transitoire) et épidémique d’une espèce indigène de scolyte. Les mécanismes de défense de l’hôte constituent des contraintes majeures lorsque les populations du dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae Hopkins) sont faibles, mais n’ont plus d’effet une fois que la densité à l’échelle du peuplement a dépassé un seuil critique. À chaque année pendant 3–6 ans, nous avons examiné tous les pins tordus (Pinus contorta Douglas var. latifolia) dans des peuplements de 12–18 ha et suivi l’atõtaque et l’établissement du scolyte à mesure que sa densité progressait en passant par les diverses phases de population. Nous avons également analysé une série d’attributs chimiques et physiologiques des arbres et nous les avons reliés aux attaques subséquentes au cours de la même année. Rapidement, les mécanismes de défense induits ont semblé plus importants que les mécanismes de défense constitutifs et les monoterpènes totaux ont paru plus importants que des constituants particuliers. Les arbres qui sécrètent plus de résine et accumulent des concentrations plus élevées de monoterpènes en réaction à une attaque simulée ont pour la plupart résisté aux attaques naturelles lorsque les populations étaient faibles. Dans les peuplements où les scolytes avaient atteint des densités qui correspondent à la phase d’émergence, ces mécanismes de défense étaient inefficaces. Les mécanismes de défense étaient plus robustes chez les arbres de fort diamètre que chez les arbres de faible diamètre. À mesure que la population augmentait, les scolytes choisissaient des arbres de plus en plus gros et riches en ressources même si leurs mécanismes de défense étaient meilleurs. Lorsque la population était trop faible pour soutenir une attaque concertée, les scolytes profitaient des arbres affaiblis par des insectes qui s’attaquent à la partie inférieure du tronc. La plasticité comportementale permet aux scolytes de se maintenir à des niveaux endémiques jusqu’à ce que les conditions changent, après quoi les feedbacks positifs prédominent.