Publications du Service canadien des forêts

Temporal and spatial variations in microclimate influence the larval foraging behaviors and performance of a conifer-feeding sawfly. 2012. Johns, R.C.; Boone, J.; Leggo,J.; Smith, S.; Carleton, D.; Quiring, D.T. Environmental Entomology 41(3): 594–602.

Année : 2012

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 33821

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite)

Résumé

Les insectes herbivores sont souvent exposés à d’importantes fluctuations spatio-temporelles des conditions microclimatiques à l’intérieur de leur plante hôte et recourent à divers comportements comme l’évitement ou l’exposition pour compenser les effets de ces variations ou en tirer profit. Nous avons mené des expériences sur le terrain pour évaluer l’incidence des variations journalières et intra-arbres des conditions microclimatiques sur les comportements (alimentation, repos, dispersion et dissimulation) et la performance associée des larves du dernier stade de la tenthrède à tête jaune de l’épinette (Pikonema alaskensis (Rohwer)) (Hymenoptera: Tenthredinidae) dans le houppier d’épinettes noires de 1,25 à 1,5 m de hauteur (Picea mariana [Miller] Britton, Sterns et Poggenburg). Les larves du dernier stade se nourrissent sur les pousses en développement des jeunes épinettes et sont souvent exposées à des conditions microclimatiques extrêmes dont les effets sur la performance demeurent inconnus. Durant nos expériences, elles se sont alimentées du début de la matinée (8 h) au crépuscule (20 h) et se sont reposées toute la nuit, à part quelques brefs épisodes de dispersion en matinée et en soirée. Aucune différence significative liée au comportement des larves ou aux conditions abiotiques n’a été relevée entre les portions inférieure et supérieure du houppier. La température, l’humidité et l’ensoleillement ont expliqué plus de 90 % de la variation liée à l’alimentation des larves. Le lever et le coucher du jour étaient vraisemblablement les deux principaux signaux agissant sur le comportement diurne. La plupart des larves (94 %) se sont alimentées sur la face inférieure ombragée des pousses. Nos expériences sur le terrain ont montré que ce comportement est une adaptation aux conditions microclimatiques probablement destinée à réduire le stress hygrothermique. Les adaptations comportementales du P. alaskensis aux fluctuations microclimatiques journalières et intra-arbres contribuent probablement à réduire le risque de stress hygrothermique durant la dispersion ou l’alimentation tout en permettant aux larves de s’alimenter sur le feuillage hautement nutritif de la portion supérieure du houppier des jeunes épinettes.

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