Publications du Service canadien des forêts

Fire severity as a determinant factor of the decomposition rate of fire-killed black spruce in the northern boreal forest. 2011. Boulanger, Y.; Sirois, L.; Hébert, C. Canadian Journal of Forest Research 41: 370-379.

Année : 2011

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 32132

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Disponible sur le site Web de la revue ou du journal.
DOI : 10.1139/X10-218

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Résumé

Plusieurs variables peuvent influencer le processus de décomposition des arbres tués par le feu. Dans cette étude, nous avons testé l'effet de plusieurs variables, à l'échelle de l'arbre et du peuplement, sur la décomposition des débris ligneux d'épinette noire (Picea mariana (Mill.) BSP) après feu. Les données proviennent de 474 individus qui ont brûlé 17 ans avant l'échantillonnage. Le taux de décomposition moyen était relativement bas (k = 0,013) et était minimal chez les chicots très sévèrement brûlés (k = 0,001) et maximal chez les débris au sol légèrement brûlés (k - 0,027-0,036). La position de l'arbre et la sévérité du feu représentaient les plus importantes variables influençant les taux de décomposition alors que les variables mesurées à l'échelle du peuplement n'étaient que marginalement significatives. Ces deux variables ont fortement influencé le taux d'humidité des débris ligneux post-feu, ceux présentant un grand contact avec le sol ainsi que ceux étant légèrement brûlés possédant un taux d'humidité plus élevé et un taux de décomposition plus rapide. Les faibles taux d'humidité relevés sur les arbres très sévèrement brûlés seraient causés par une chute plus rapide de l'écorce. Une forte sévérité du feu pourrait aussi retarder le processus de décomposition en ralentissant la chute des chicots. Les taux de décomposition plus rapides chez les arbres légèrement brûlés pourraient résulter d'une plus forte colonisation initiale par les insectes xylophages. En raison de son impact considérable sur la décomposition des débris ligneux, la sévérité du feu pourrait fortement influencer plusieurs processus biologiques post-feu associés à la nécromasse ligneuse ainsi que les émanations de carbone provenant des peuplements brûlés.