Publications du Service canadien des forêts

Changing forest landscapes in the Atlantic Maritime Ecozone. 2010. Loo, J.A.; Cwynar, L; Freedman, B.; Ives, N. Pages 35-42 in D.F. McAlpine and I.M. Smith, editors. Assessment of Species Diversity in the Atlantic Maritime Ecozone. NRC Research Press, Ottawa, ON

Année : 2010

Disponible au : Centre de foresterie de l'Atlantique

Numéro de catalogue : 32034

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Résumé

L’écozone maritime de l’Atlantique, bien que couvrant une zone relativement restreinte, est écologiquement diversifiée. Historiquement, l’avancée et le retrait des glaciers, ainsi que les intervalles ultérieurs plus chauds ou plus froids, ont déterminé en grande partie la répartition des espèces d’arbres et des autres biotes. La composition et la répartition des écosystèmes naturels sont fortement influencées par le régime climatique, la géologie, la topographie et le régime de perturbation. La propriété des terres et les méthodes d’utilisation de celles-ci ont varié au fil des ans parmi les quatre provinces incluses dans l’écozone, ce qui a influencé la composition actuelle des écosystèmes. Plusieurs approches contrastantes ont été utilisées au cours des dernières années en vue de reconstituer l’historique de l’état des forêts dans la région. Les témoignages historiques des premiers voyageurs décrivent une forêt différente de celle que l’on trouve dans une grande partie de la région aujourd’hui, caractérisée par de plus grands arbres et de proportions d’espèces de fin de succession plus élevées. De nombreuses régions ont été défrichées au profit de l’agriculture au cours des trois derniers siècles, et la fréquence des incendies de forêt a fortement augmenté en raison des méthodes de défrichement, puis a diminué avec les améliorations en matière de lutte contre les incendies. Dans certaines régions, la couverture forestière a augmenté au cours du dernier siècle en raison de l’abandon des terres agricoles de moins bonne qualité et de leur reboisement ultérieur. Les forêts de la régions ont fait progressivement l’objet de prélèvement au cours de vagues successives d’exploitation d’un grand nombre de produits forestiers. Les arbres les plus grands et droits des essences les plus précieuses, telles que le pin blanc (Pinus strobus L.) et l’épinette rouge (Picea rubens), ont été initialement abattus, suivis des autres essences d’importance. Au cours des cinquante dernières années, l’exploitation forestière a été essentiellement le fait de coupes à blanc, souvent suivies du développement de plantation, qui ont réduit l’habitat disponible pour les espèces de fin de succession. Plusieurs espèces sauvages se sont éteintes ou ont disparu des habitats forestiers de la région, et l’introduction d’espèces exotiques envahissantes et d’agents pathogènes continue de menacer les espèces indigènes. Une grande partie des dommages écologiques infligés à l’écorégion pourrait encore être inversée, mais cela requerrait des changements importants dans les politiques et les pratiques d’utilisation des terres, en particulier dans la foresterie et l’agriculture.