Publications du Service canadien des forêts

Remote sensing derived edge location, magnitude, and class transitions for ecological studies. 2009. Wulder, M.A.; Stewart, B.P.; Andrew, M.E.; Smulders, M.; Nelson, T.A.; Coops, N.C.; Stenhouse, G.B. Canadian Journal of Remote Sensing 35(6): 509-522.

Année : 2009

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 31708

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

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Résumé

Les activités humaines intensives au plan régional associées à l’extraction des ressources naturelles (c.-à-d. les coupes forestières et l’extraction de pétrole et de gaz) font augmenter la fréquence des contours rencontrés dans certains paysages forestiers. Les contours entre les différents types de couvert représentent des zones de transition importantes pour les processus abiotiques et biotiques. Cependant, les méthodes de détection de frontières ne permettent souvent d’identifier des contours que dans des zones de fort contraste, comme les transitions entre les zones forestières et non forestières, et celles-ci sont insensibles au contraste et à l’orientation relatifs des différentes transitions. Le contraste et l’orientation des contours peuvent déterminer l’importance et même l’occurrence des effets de contour écologique et devraient être mesurés pour fournir une information sur l’état du paysage et le potentiel des habitats. La technique d’estimation de frontières par la méthode de Womble a été appliquée à la composante humidité de l’espace indiciel transformé (tassseled cap transformation-TCT) d’une image Landsat acquise au-dessus d’une portion des versants est des montagnes Rocheuses en Alberta, au Canada. En incorporant, d’une part, le contraste et l’orientation des contours obtenus à l’aide de l’estimation de frontières par la méthode de Womble et, d’autre part, le type de transition de classe de contour obtenu à partir de l’ensemble des données du couvert, il a été possible de caractériser et de quantifier la nature de toutes les transitions entre les classes de couvert à l’intérieur de l’image. On a également évalué la cohérence entre les contours identifiés à l’aide de l’estimation de frontières par la méthode de Womble et les autres méthodes conventionnelles de délimitation de contours (comme le groupement spatial) et les méthodes de quantification de contours (comme les indices de patrons d’organisation spatiale du paysage, LPI). Les transitions du couvert ont affiché une grande diversité de contrastes de contour. Des comparaisons entre le contraste de contour et la densité de contour LPI ont montré une corrélation positive (r2 = 0,33); toutefois, l’intensité de cette relation variait avec le type de couvert dominant (p. ex., de r2 = 0,016 pour les forêts claires de feuillus à r2 = 0,48 pour les forêts denses de conifères). La stratification du contraste de contour à des valeurs plus élevées (c.-à-d. écart-type >1) a accru la concordance avec la densité de contour suggérant que le LPI relie plutôt des contours de fort contraste. L’étude a démontré comment des caractéristiques inédites peuvent être générées à partir d’une variable continue (humidité dérivée de TCT). Cette connaissance de la localisation, de l’intensité et de la classe des transitions rencontrées à la limite des contours fournit des informations sur la nature des effets de contour et permet de développer et de tester des hypothèses sur l’utilisation et la sélection des habitats fauniques.