Publications du Service canadien des forêts

Relationships between attack rates and survival of western spruce budworm, Choristoneura occidentalis Freeman (Lepidoptera: tortricidae), and bud development of Douglas-fir, Pseudotsuga menziesii (Mirb.) Franco. 1992. Shepherd, R.F. The Canadian Entomologist 124: 347-358.

Année : 1992

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 3154

La langue : Anglais

Disponibilité : Commander une copie papier (gratuite)

Sélectionner

Résumé

On a observé des chenilles individuelles de la tordeuse occidentale de l'épinette (Choristoneura occidentalis Freeman), depuis l'émergence post-hivernale jusqu'à la pupaison, dans six endroits choisis de manière à couvrir une gamme étendue d'altitudes et, par conséquent, de climats. Un recensement hebdomadaire de 100 bourgeons situés dans la partie inférieure de la couronne par parcelle a révélé des écarts importants en ce qui a trait au taux de développement des bourgeons et à la survie des chenilles d'un endroit à l'autre.

Les jeunes chenilles du deuxième stade larvaire ont essayé de miner les bourgeons turgescents du sapin de Douglas. Lorsque les bourgeons étaient durs et bien fermés, les chenilles se sont attaquées aux vieilles aiguilles de 1 an en attendant de pouvoir pénétrer dans les bourgeons. Les chenilles se sont dispersées dans toute la couronne et on ne comptait qu'une seule chenille par bourgeon; aussi, bon nombre de larves précoces et excédentaires n'on pu trouver d'endroits appropriés pour s'alimenter et ont disparu. Le taux de survie a été élevé chez les chenilles abritées à l'intérieur des bourgeons. Après le débourrement et la sortie des chenilles à l'air libre, la densité des populations a chuté, probablement en raison de l'accroissement de la prédation et d'une diminution de la qualité des aliments. Les corrélations établies ont indiqué que la survie générale des chenilles était étroitement liée à leur survie durant la période de vie à l'air libre, soit entre le débourrement et la pupaison.

Les sapins de Douglas ont réagi à la disparition des bourgeons initiaux, mais pas à la disparition des aiguilles, en induisant les bourgeons latents présents à l'aisselle des aiguilles à se transformer en bougeons végétatifs actifs prêts à croître et à débourrer le printemps suivants. Le nombre de ces nouveaux bourgeons végétaifs a été plus élevé lorsque les bourgeons initiaux ont été éliminés tôt avant le débourrement et il a diminué par la suite. La réaction la plus marquée à la défoliation a été observée chez les arbres dotés d'une couronne vigoureuse chez lesquels on a constaté le plus grand nombre de bourgeons latents se transformant en bourgeons végétatifs actifs; ces derniers se trouvaient principalement sur les entrenoeuds âgés de 2 à 3 ans.