Publications du Service canadien des forêts

Management of black army cutworm. 1992. Shepherd, R.F.; Gray, T.G.; Maher, T.F. Forestry Canada, Pacific Forestry Centre, Victoria, BC. Information Report BC-X-335. 12 p.

Année : 1992

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 3153

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CFP - Victoria)

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite), PDF (télécharger)

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Résumé

Les semis nouvellement plantés sont plus susceptibles d'être gravement endommagés par la légionnaire noire s'ils sont plantés dans certaines zones biogéoclimatiques d'endroits secs brûlés dans les 12 mois précédant le vol des adultes. La défoliation inhibe la croissance des racines et réduit l'implantation de nouvelles racines dans le sol. Cette situation cause un stress hydrique chez les semis; la mortalité et la perte de croissance prolongée peuvent en résulter surtout si le stress hydrique est combiné à d'autres facteurs comme une sécheresse estivale, la plantation des semis dans la cendre ou dans du bois en putréfaction, ou la déformation des racines au cours de la plantation.

Il est possible d'éviter une bonne partie des dommages grâce à une gestion appropriée découlant d'une surveillance et d'une planification soigneuses. Il est aussi possible de reconnaître d'avance les endroits où les dommages sont le plus susceptibles de survenir et indiquer leur position sur une carte, et de déceler la présence des nouvelles populations par l'installation de pièges à phéromone dans les endroits à risque nouvellement brûlés. Certains endroits où la population de légionnaires est modérée pourraient nécessiter une inspection sur place pour permettre une évaluation plus exacte du risque de dommages graves causés aux semis. Les plans et les engagements définitifs pour la plantation peuvent alors être adaptés de manière à éviter ou à réduire le plus possible les dommages à long terme.

Les semis ne devraient pas être plantés dans les endroits infestés si ces derniers sont sujets à la sécheresse. Si la chose est possible, la plantation devrait être reportée à une période ultérieure à la pupaison, qui survient habituellement vers le 15 juin dans les endroits de faible élévation et jusqu'à 3 semaines plus tard dans les endroits de plus grande élévation. Sinon, il faudrait attendre l'année suivante. Une troisième possibilité consisterait à continuer la plantation et à évaluer les dommages causés aux semis après le débourrement un an plus tard. Il faudrait remplacer les semis morts de même que ceux dont les pousses terminales sont mortes et la défoliation dépasse 60 p. 100.

Les précautions ne sont pas nécessaires si les semis sont plantés dans des endroits humides non sujets à la sécheresse ou si l'endroit est brulé après le 15 septembre et que la plantation est terminée le printemps suivant. Même si les semis sont défoliés plus tard, les effets à long terme de la défoliation dans ces endroits sont habituellement peu prononcés.