Publications du Service canadien des forêts

Modelling silvicultural alternatives for conifer regeneration in boreal mixedwood stands(aspen/white spruce/balsam fir) 2002. Greene, D.F.; Kneeshaw, D.D.; Messier, C.; Lieffers, V.J.; Cormier, D.; Doucet, R.; Coates, K.D.; Groot, A.; Grover, G.; Calogeropoulos, C. The Forestry Chronicle 78: 281 - 295.

Année : 2002

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 29230

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Sélectionner

Résumé

Nous avons modélisé et comparé les contraintes biologiques et financières de quatre prescriptions qui ont servi d’alternatives à la coupe à blanc conventionnelle suivie de plantation dans des peuplements boréaux mélangés de l’Est et de l’Ouest. Ces prescriptions alternatives pour une densité relative complète ou partielle en résineux sont (1) tenir compte de la régénération pré-établie avec ou sans addition par regarnissage; (2) scarifiage du sous-étage au cours d’une année semencière; (3) ensemencement direct soit par voie aérienne ou au moyen d’un scarificateur-ensemenceur; et (4) plantation en sous-étage. Nos principales conclusions au sujet des contraintes biologiques sont que (1) la régénération pré-établie, surtout dans le cas du sapin baumier dans l’Est et de l’épinette blanche dans l’Ouest doit atteindre >26 000 et > 4000 arbres/ha (à cause de distributions différentes) respectivement, pour atteindre une densité relative complète en résineux; (2) pour compter sur une année semencière, il faut au moins 6 m2/ha de surface terrière de conifères à maturité, mais beaucoup moins s’il y a un peu de régénération pré-établie ou qu’une densité relative modérée est désirée; (3) l’ensemencement aérien avec un scarifiage de 35 % nécessite près d’un demi million de semences par hectare pour atteindre une densité relative complète en résineux, tandis qu’un scarificateur-ensemenceur aurait besoin de seulement un tiers de cette quantité; et (4) la plantation en sous-étage se limite aux peupleraies ayant >25% de lumière incidente à hauteur de plantation. Dans tous ces cas, les prescriptions alternatives deviennent plus faciles si seulement une densité relative modérée ou minimale a été retenue en tant qu’objectif sylvicole. Une évaluation des coûts pour les quatre prescriptions en comparaison avec la coupe à blanc suivie d’une plantation indique que se fier à la régénération pré-établie ou la plantation en sous-étage constituent les alternatives les moins coûteuses pour atteindre une densité relative complète ou partielle en résineux. À l’exception d’une densité relative complète en résineux dans des situations où il y a peu de régénération pré-établie (et où les phytocides peuvent être utilisés), les plantations conventionnelles ne constituent jamais l’approche la moins coûteuse. Dans de tells cas, le regarnissage et l’utilisation d’un scarificateur-ensemenceur deviennent des options viables. L’ensemencement aérien et compter sur une année semencière sont les plus dispendieuses de ces alternatives. Nous concluons, de façon tentative, qu’il y a suffisamment de surface terrière en résineux dans la plupart des peuplements mélangés boréaux de l’Est du Canada pour permettre l’utilisation soit de l’année semencière, soit de la régénération pré-établie ou des deux pour atteindre une densité relative complète ou partielle en résineux. Par contre, dans l’Ouest, la surface terrière en résineux sera rarement suffisante pour permettre un ensemencement naturel, et la densité de la régénération pré-établie est bien souvent trop faible. Finalement, à cause des contraintes de luminosité, la plantation en sous-étage semble être beaucoup plus applicable dans l’Ouest que dans l’Est.