Publications du Service canadien des forêts

Study of cloud-to-ground lightning in Quebec: 1996-2005. 2008. Morissette, J.L.; Gauthier, S. Atmosphere-Ocean 46: 443-454.

Année : 2008

Disponible au : Centre de foresterie des Laurentides

Numéro de catalogue : 29082

La langue : Anglais

Disponibilité au SCF : PDF (demande par courriel)

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Abstract

À partir des données d’Hydro-Québec, nous avons effectué une étude spatiotemporelle sommaire des éclairs nuage-sol au Québec (45°–53°N; 81°–65°O) durant la période 1996-2005 sur un échantillon de près de 4 millions de décharges électriques. Le nombre annuel de décharges électriques et le rapport éclairs positifs sur éclairs négatifs (76/24) varie peu d’une année à l’autre. Même s’il y a eu en moyenne 239 jours d’éclairs par année, les décharges étaient concentrées sur une période de quelques jours. Entre 1996 et 2005, 50 % du nombre annuel total d’éclairs étaient distribués sur 11 jours, 75 % sur 25 jours et 90 % sur 44 jours. Dans l’ensemble, la crête du cycle annuel moyen se produit le 15 juillet. Entre 1996 et 2002, le nombre de jours avec au moins une décharge positive est demeuré plus élevé que le nombre de jours avec au moins une décharge négative. La tendance s’est inversée de 2003 à 2005. La plupart des éclairs pendant une année quelconque se sont produits en juin, juillet et août. Le nombre minimum moyen de décharges par heure s’est produit vers 14 UTC et le nombre maximum moyen s’est produit vers 21 UTC. Le pourcentage de décharges positives est demeuré constant durant toute la journée. Nous avons cartographié à la fois la densité et le nombre de jours d’éclairs pour la période de 10 ans. La distribution spatiale des éclairs révèle une densité plus élevée dans les parties sud et ouest de la région étudiée, avec une moyenne de 0,52 à 1,27 décharge km-2 an-1. La région écologique des basses-terres du Saint-Laurent reçoit le plus grand nombre de décharges électriques sur une année (de 0,73 à 1,27 km-2 an-1). La distribution spatiale du nombre annuel de jours d’éclairs est approximativement la même que celle de la densité. On peut observer les deux mêmes axes de gradient s’étendre du nord au sud et de l’est à l’ouest. La distribution spatiale du pourcentage de décharges électriques positives varie considérablement dans la région, allant de 0 à 65 % selon l’endroit. Bien que la région écologique des basses-terres du Saint-Laurent ait la plus forte densité et le plus grand nombre de jours d’éclairs, c’est dans cette région qu’on observe le plus petit nombre de décharges positives. D’autres recherches restent à faire pour établir une corrélation entre nos résultats et les variables environnementales, comme la topographie et la végétation, ainsi que les variations spatiales des éclairs et des feux de forêt.