Publications du Service canadien des forêts

Can forest management based on natural disturbances maintain ecological resilience? 2006. Drever, C.R.; Peterson, G.; Messier, C.; Bergeron, Y.; Flannigan, M.D. Canadian Journal of Forest Research 36: 2285 - 2299.

Année : 2006

Disponible au : Centre de foresterie des Grands Lacs

Numéro de catalogue : 28569

Langue : Anglais

Disponibilité au SCF : Commander une copie papier (gratuite)

Résumé

Étant donné l'augmentation globale des stress dans les forêts, plusieurs écologistes croient que les gestionnaires doivent maintenir la résilience écologique, c'est-à-dire la capacité des écosystèmes à absorber les perturbations sans subir de changements importants. Dans cette revue, nous nous demandons si le nouveau paradigme de l'aménagement basé sur les perturbations naturelles peut maintenir la résilience écologique dans les forêts aménagées? L'application de la théorie de la résilience exige une articulation minutieuse de l'état de l'écosystème considéré, des perturbations et des stress qui affectent la persistance d'états alternatifs potentiels ainsi que les échelles spatiales et temporelles de la pertinence de l'aménagement. L'application de l'aménagement basé sur les perturbations naturelles, tout en maintenant la résilience, oblige à reconnaître que (i) la biodiversité est importante pour la persistance à long terme de l'écosystème, (ii) les perturbations naturelles jouent un rôle crucial dans la genèse de l'hétérogénéité de la structure et de la composition à de multiples échelles et (iii) l'aménagement traditionnel tend à rendre les forêts plus homogènes que celles qui sont naturellement perturbées et à augmenter les chances de changements catastrophiques inattendus en réduisant la variation de processus environnementaux clés. L'aménagement basé sur les perturbations naturelles peut maintenir la résilience si les stratégies sylvicoles permettent de conserver les structures et les processus qui perpétuent les états désirés tout en réduisant ceux qui favorisent la résilience d'états indésirables. De telles stratégies exigent de comprendre les impacts de la récolte sur les processus écosystémiques lents, tels que la banque de graines ou la dynamique des nutriments, qui peuvent causer des surprises à long terme en modifiant la capacité de la forêt à se réorganiser après une perturbation.

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