Publications du Service canadien des forêts

Occurrence of Phoma argillacea on Rubus spectabilis in British Columbia and an evaluation of its potential as a forest weed biological control agent. 2008. Sumampong, G.; Shamoun, S.F.; Punja, Z.K. Canadian Journal of Plant Pathology 30: 74-84.

Année : 2008

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 28564

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (demande par courriel)

Sélectionner

Résumé

Une étude des agents pathogènes fongiques naturels de la ronce remarquable (Rubus spectabilis), une espèce endémique considérée comme nuisible dans les sites de reboisement de conifères, a été menée sur l’île de Vancouver et sur la côte de la Colombie-Britannique. Des champignons ont été collectés sur des lésions nécrotiques trouvées sur des feuilles ainsi que sur des tiges et ont été identifiés au niveau du genre. Un test in vitro de pathogénicité a été effectué sur 281 isolats fongiques à partir de feuilles de ronce remarquable qui avaient été collectées. Dix-neuf isolats se sont avérés de moyennement à hautement agressifs, causant de la nécrose sur plus de la moitié de la surface foliaire en moins de 14 jours. Ceux-ci incluaient Botrytis cinerea (17 isolats), Phoma sp. (3 isolats) et Septoria rubi (1 isolat). Les trois isolats de Phoma, identifiés comme étant P. argillacea, ont été choisis pour effectuer d’autres tests en serre. Des inoculums à base mycélium ou de conidies ont été appliqués sur le feuillage des plants de ronce remarquable qui, dans un premier temps, ont été incubés pendant 48 heures à 20–22 °C et à 100 % HR et, ensuite, cultivés en serre à 20–22 °C et à 55–65 % HR, avec une photopériode de 16 heures. En moins de 14 jours, une importante nécrose des feuilles et des tiges s’est développée pour tous les isolats utilizant des inoculums à base de mycélium et de conidies. Pour que l’infection survienne, les feuilles ont été traitées avec 2,6 × 103 CFU/mL d’inoculum mycélien et maintenues humides pendant au moins 18 heures. Au cours d’un test réalisé sur un spectre d’hôtes restreint, de jeunes plants de trois espèces de conifères de grande importance économique, le sapin de Douglas (Pseudotsuga menziesii), la pruche occidentale (Tsuga heterophylla) et le thuya géant (Thuja plicata), ont affiché une tolérance à la maladie dont l’indice de gravité était moins de 5 %. P. argillacea a causé un quelconque dommage initial sur la ronce du mont Ida (Rubus idaeus; taches foliaires et chlorose), mais pas la brûlure des tiges. Ces résultats démontrent la pathogénicité de P. argillacea sur la ronce remarquable et les conditions requises pour l’établissement de la maladie.