Publications du Service canadien des forêts

Risk of natural disturbances makes future contribution of Canada’s forests to the global carbon cycle highly uncertain. 2008. Kurz, W.A.; Stinson, G.; Rampley, G.J.; Dymond, C.C.; Neilson, E.T. Proceedings of the National Academy of Sciences (USA) 105(5): 1551-1555.

Année : 2008

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 28079

Langue : Anglais

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Résumé

L'important puits de carbone des terres émergées boréales que les modèles d'inversion du cycle global du carbone laissent présumer a soulevé certaines préoccupations durant les négociations du Protocole de Kyoto. On craint que les pays diminuent leurs efforts de réduction des émissions de carburants fossiles sous prétexte que leurs forêts aménagées constituent d'importants puits de carbone. Le bilan des gaz à effet de serre des forêts aménagées du Canada peut être lourdement influencé par les incendies d'origine naturelle et par les invasions cycliques d'insectes. La variabilité interannuelle peut être élevée dans les régions incendiées. En tenant compte de ces perturbations stochastiques futures, nous avons utilisé le Modèle du bilan du carbone pour le secteur forestier canadien (CBM-CFS3) pour prédire que les forêts aménagées du Canada pourraient produire entre 30 et 245 Mt d'équivalent-CO2 par an durant la première période d'engagement du Protocole de Kyoto (2008-2012). La récente transition de puits à source de carbone est le résultat d'importantes invasions d'insectes. L'important écart dans les prévisions de production de gaz à effet de serre (215 Mt d'équivalent-CO2 par an) équivaut à près de 30 p. 100 des émissions du Canada en 2005. Les effets de plus en plus importants des perturbations naturelles, les deux principales invasions d'insectes, de même que les règles de comptabilisation du Protocole de Kyoto, ont contribué à la décision du Canada de ne pas admettre l'aménagement des forêts. Au Canada, les efforts futurs en vue d'influencer le bilan du carbone par l'aménagement des forêts pourraient être anéantis par les perturbations naturelles. Des circonstances similaires pourraient apparaître ailleurs s'il devait y avoir une hausse des perturbations naturelles en raison du changement du climat mondial. Les futurs accords de réduction des répercussions sur le climat qui ne tiendraient pas compte des effets des perturbations naturelles, par exemple, en ne comptabilisant que les avantages de l'aménagement des forêts par rapport à des données de référence, pourraient ne pas réussir à encourager les changements dans l'aménagement des forêts ayant pour but une réduction des changements climatiques.

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