Publications du Service canadien des forêts

Should sustained yield be part of sustainable forest management? 2005. Luckert, M.K.; Williamson, T.B. Canadian Journal of Forest Research 35(2): 356-364.

Année : 2005

Disponible au : Centre de foresterie du Nord

Numéro de catalogue : 26944

La langue : Anglais

Disponibilité : Commander une copie papier (gratuite), PDF (demande par courriel)

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Résumé

Dans un contexte d'aménagement forestier durable, cet article concerne l'opportunité pour les autorités publiques de continuer à se soumettre aux obligations du rendement soutenu comme c'est actuellement le cas dans la plupart des juridictions. Les auteurs évaluent jusqu'à quel point le rendement soutenu et l'aménagement forestier durable sont cohérents avec les notions de durabilité forte et restreinte. La durabilité forte suppose que l'on place des contraintes quant à la réduction des stocks de capital naturel de façon à prévenir des changements irréversibles et (ou) à protéger les flux de services présentant les caractéristiques d'un bien public. A contrario, la durabilité restreinte permet aux forces du marché d'épuiser les stocks de capital naturel tant et aussi longtemps que le niveau total de capital (incluant ce qui est fabriqué de main d'homme et le capital nature) est maintenu constant. Ils prétendent qu'avec des politiques de rendement soutenu, on a probablement choisi d'appliquer une contrainte tenant de la durabilité forte à la seule ressource qui n'a pas besoin d'une telle politique (c.-à-d. la matière ligneuse) alors qu'on a exclu les autres ressources qui pourraient bien nécessiter une telle protection (la biodiversité par exemple) dans le cadre d'un aménagement forestier durable. Ainsi le concept de possibilité annuelle de coupe pourrait être évacué de l'aménagement forestier durable et remplacé par des standards de sécurité minimum applicables aux composantes du capital forestier qui sont sujettes à des situations d'irréversibilité et (ou) qui présentent des caractéristiques propres aux biens publics. Autrement dit, si on souhaite vraiment réaliser un aménagement forestier durable, on pourrait devoir laisser de côté le concept de rendement soutenu.