Publications du Service canadien des forêts

Modeling the effect of landscape pattern on mountain pine beetles. 2007. Hughes, J.; Fall, A.; Safranyik, L.; Lertzman, K.P. Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Pacific Forestry Centre, Victoria, British Columbia. Information Report BC-X-407. 53 p.

Année : 2007

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 26716

La langue : Anglais

Séries : Rapport d'information (CFP - Victoria)

Disponibilité au SCF : PDF (télécharger)

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Résumé

Malgré son importance sur les plans de l’écologie et de la gestion, on connaît très peu l’effet de la structure du paysage forestier sur la dispersion du dendroctone du pin ponderosa (Dendroctonus ponderosae Hopkins). La prévision générale se dégageant de différentes publications est que la fragmentation de la forêt à une certaine échelle pourrait ralentir l’infestation. Cependant, l’écologie de la dispersion du dendroctone du pin ponderosa est compliquée par l’exigence d’une attaque massive et d’un système de communication fondé sur les phéromones qui facilite le processus d’agrégation. Une possibilité intéressante est que les infestations pourraient se répandre plus lentement en cas d’écarts entre les habitats qui empêchent les scolytes de communiquer. Afin d’étudier cette possibilité, nous mettons au point un modèle individualisé de dispersion, d’agrégation et d’attaque du dendroctone du pin ponderosa, et nous effectuons des expériences de simulation dans le but d’explorer les effets de la taille de la parcelle d’habitat, de la compacité de l’habitat, de la distance de communication et du comportement de vol sur la rapidité de propagation et l’étendue finale des infestations. Ce modèle repose sur un modèle spatialement explicite du dendroctone du pin ponderosa mis au point par Powell et al. (1996, Mathematical elements of attack risk analysis for mountain pine beetles. Journal of Theoretical Biology 204(4): 601-620), mais il en diffère à plusieurs égards.

L’augmentation de la distance entre les parcelles ralentit la vitesse d’infestation, mais pas autant que l’on pensait. Lorsque nous éliminons la tendance des dendroctones à voler pendant un certain temps avant d’être réceptifs aux phéromones (vol libre), la taille de la parcelle devient un facteur important et la vitesse de propagation varie uniquement en fonction de la compacité de l’habitat si la parcelle est de petite taille. À l’origine, la prévision est que les insectes seront sensibles en quelle que sorte à la fragmentation de la forêt à petite échelle, mais qu’ils seront insensibles à la variation de la taille de la parcelle en raison de leur comportement en vol libre. Ce résultat dépend de l’incertitude liée à la forme et au paramétrage du modèle. Les aspects plus solides de ces travaux incluent une révision des effets possibles d’une structure spatiale relativement petite sur les organismes qui se regroupent, une comparaison des approches de modélisation individualisée et de la diffusion, ainsi qu’une étude de certaines hypothèses sur lesquelles reposent ce modèle et les modèles antérieurs d’étude du dendroctone du pin ponderosa.