Publications du Service canadien des forêts

Overwintering adaptations in arctic sawflies (Hymenoptera: tenthredinidae) and their parasitoids: cold tolerance. 2006. Humble, L.M. The Canadian Entomologist 138: 59-71.

Année : 2006

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 26051

Langue : Anglais

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Résumé

Même si les conditions extrêmes de l'hiver dans les habitats arctiques sont considérées être des facteurs déterminants importants de la composition faunique de ces régions, la biologie de la plupart des insectes arctiques pendant l'hiver reste inconnue. Une proportion importante de la faune entomologique des hautes latitudes est constituée d'hyménoptères; on connaît néanmoins peu de choses sur leurs stratégies pour survivre à l'hiver. La présente étude examine les stratégies d'hiver des mouches-à-scie de la sous-famille des nématinés qui produisent des galles sur les saules et qui se nourrissent des chatons, ainsi que celles de leurs parasitoïdes. Toutes les espèces de mouches-à-scie passent l'hiver à l'état de prénymphes, elles sont résistantes au froid et elles survivent à des expositions à -50 °C. Le gel à des températures élevées sous le point de congélation est initié par des noyaux de formation de glace associés à la paroi du tube digestif postérieur. L'hétérogénéité des habitats utilisés pour passer l'hiver en fonction de la température n'est pas un facteur déterminant de la survie à l'hiver chez ces mouches-à-scie arctiques. Il y a une variété de mécanismes pour survivre à l'hiver chez les taxons parasitoïdes des mouches-à-scie. Les larves d'endoparasitoïdes sont, comme leurs hôtes, tolérantes au gel. Le gel des larves immatures d'endoparasitoïdes qui s'alimentent se produit au point de congélation des prénymphes qui sont leurs hôtes et est causé par l'inoculation dans les compartiments de fluides de l'endoparasitoîde de cristaux qui se développent dans l'hémolymphe de l'hôte. Des caractéristiques particulières de la structure du tube digestif de la larve endoparasitoïde laissent croire que le site de nucléation est situé au-delà de la paroi du tube digestif. À l'extérieur de leur hôte, cependant, les larves endoparasitoïdes peuvent subir une importante surfusion et leur tolérance aux températures extrêmement basses est semblable à celle de leurs hôtes. Les stratégies adoptées par les ectoparasitoïdes sont aussi diverses et la communauté de parasitoïdes comprend à la fois des espèces tolérantes et intolérantes au gel. Les espèces intolérantes ne peuvent survivre aux températures hivernales en nature en l'absence d'une couche isolante de neige.

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