Publications du Service canadien des forêts

Patterns of decomposition and carbon, nitrogen, and phosphorus dynamics of litter in upland forest and peatland sites in central Canada. 2005. Moore, T.R.; Trofymow, J.A.; Siltanen, M.; Prescott, C.; Canadian Intersite Decomposition Experiment Working Group. Canadian Journal of Forest Research 35: 133-142.

Année : 2005

Disponible au : Centre de foresterie du Pacifique

Numéro de catalogue : 25348

La langue : Anglais

Disponibilité : PDF (télécharger)

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Résumé

Les auteurs ont vérifié si les milieux secs ou les tourbières affectent le taux de décomposition et la dynamique des nutriments. Ils ont examiné les patrons de perte de masse ainsi que le gain, la rétention ou la perte de carbone (C), d'azote (N) et de phosphore (P) dans 11 tissus de plantes forestières placés dans des sachets à décomposition. L'expérience a été réalisée sur une période de 6 ans dans trois milieux secs et trois tourbières jumelés dans les zones du Bas-Boréal, du Haut-Boréal et du Bas-Subarctique du centre du Canada. Après 6 ans de décomposition, la masse moyenne résiduelle de litière variait de 35 % pour la fétuque à 75 % pour les aiguilles de cèdre de l'ouest et 94 % pour les blocs de bois placés à la surface du sol, avec des coefficients exponentiels de décomposition (k) respectifs de –0,16, –0,05 et –0,01. Dans le cas d'une paire de sites, la masse résiduelle et les valeurs de k indiquaient une décomposition plus rapide dans le milieu sec que dans la tourbière. C'était l'inverse dans le cas d'une seconde paire alors qu'il n'y avait pas de différence dans le cas de la troisième paire. En général, les aiguilles de sapin Douglas se sont décomposées significativement plus rapidement dans les tourbières que dans les milieux secs et l'inverse a été observé pour la fougère aigle. La plupart des litières foliaires ont conservé leur masse originale de N mais ont perdu du P durant leur décomposition. Il y avait peu de différences majeures entre les dynamiques de N et P dans les litières se décomposant dans les milieux secs par rapport aux tourbières bien que dans certains cas, la rétention de N et P était plus importante dans les tourbières. Ces résultats suggèrent que des différences à plus long terme (>6 ans) dans le taux de décomposition ou que des différences dans la qualité de la litière sont responsables de la plus grande accumulation de C dans les tourbières que dans les milieux secs.